Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 19:47

On m'a demandé un avis là-dessus, et je dois reconnaître que je suis bien en peine de le donner !

Alors, je me tourne vers vous !

 

http://mccabespharmacy.com/shop/media/catalog/product/cache/1/image/9df78eab33525d08d6e5fb8d27136e95/c/a/carr083_carriwell_flexi_belt_img.jpg

 

Pour rappel, c'est cette bête-là ...

 

A priori, cela sert à porter ses pantalons habituels quand on a pas encore assez de ventre pour acheter un pantalon avec bandeau incorporé, sous peine qu'il monte jusque sous les bras ... :P

 

Bon, évidemment, il est nécessaire de porter un haut qui cache un peu la pièce de tissu, mais ça paraît quand même pas mal... Surtout quand on est "un peu" enceinte en été, et presque à terme en plein hiver ...

 

Si vous avez essayé, ou si vous connaissez quelqu'un qui l'a fait, merci de me laisser un petit com' !

 

 

 

Par Apostille - Publié dans : On vous écoute !
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 19:28

Non, non, je ne vous ai pas oublié(e)s, ni ce blog... En ce moment, je suis juste un petit peu débordée, et je n'ai guère de temps pour rédiger des notes. Mais ça devrait assez vite s'arranger...

 

En attendant, je continue à lire pour vous ... (Bon, pas que pour vous !)

 

Voici le dernier livre en date...

Trouvé à la médiathèque, ce qui m'a d'ailleurs surprise ...

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/2/7/9/9782092782972.jpg

 

Bon, très honnètement, ceci n'est pas un livre philosophique :P

 

C'est pour ça qu'il m'a bien plu !

 

En effet, l'auteure essaie de passer en revue tous les aspects de la vie avec un tout-petit, et comment les rendre plus "green". Dommage d'ailleurs que le livre n'aborde que peu la grossesse, je suis sûre qu'il y aurait eu des choses intéressantes à dire !

 

Ceci dit, j'ai trouvé l'ai trouvé très très bien fait, concis, et sans parti pris. Enfin, en même temps, il s'agit d'un livre "écolo", on ne sera donc pas surpris(e) de la grande place faite par exemple à l'allaitement maternel, mais la rubrique "allaitement au biberon" est elle-même bien fournie, et j'ai trouvé qu'elle était bien tournée, puisqu'elle fait mention de celles qui ne souhaitent pas allaiter, quelles que soient leurs raisons.

 

On y trouve aussi la mention de la possibilité du choix de ne pas vacciner contre certaines maladies, là encore, sans que l'auteure abonde dans un sens ou dans l'autre. Oui, ce choix existe. Oui, il est difficile, mais il revient à chacun de le faire (en prenant en compte l'idée de la couverture vaccinale, à coté de laquelle le livre ne passe pas.) ...

 

Idem, il est parfois un peu compliqué de s'y retrouver dans l'univers de l'alimentation : par exemple, entre des tomates bio d'Espagne, ou des tomates locales produites en serre chauffée, lesquelles sont les plus "vertes" ? Bien sûr, une piste est proposée, mais tous les points un peu délicats sont abordés avec franchiose, quitte à laisser le lecteur un peu sur sa faim de réponses ! Mais au moins, c'est honnète !

 

Pour chaque "poste", l'auteure brosse un tableau court mais assez complet des possibilités, de leur "greenitude" (exemple : acheter du coton bio, c'est bien ... Du bambou, c'est encore mieux, et des vêtements écolos de seconde main ... Le top ! )

 

Ensuite, elle propose trois pistes d'action, classées de "vert clair" à "vert foncé" suivant l'investissement demandé.

 

J'avoue que je ne conseillerai peut-être pas ce livre à des personnes pour qui le respect de l'environnement est déjà une pratique quotidienne, parce qu'ils risqueraient de ne pas apprendre grand chose. Après tout, les grands principes (réduire, réutiliser, recycler, réparer, refuser, choisir des aliments locaux et bio, faire les choses soi-même le plus souvent possible, acheter des objets d'occasion ou éthique / écologiques et durables ...) sont exactement les mêmes que pour les adultes !

 

En revanche, pour des "écolos débutants", c'est une mine de pistes à explorer !

(Et si, comme moi, vous le trouvez en médiathèque, n'hésitez pas, il y a toujours une idée ou deux à engranger !)

Par Apostille - Publié dans : J'ai lu ...
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Samedi 21 avril 2012 6 21 /04 /Avr /2012 16:31

Enfin, pas tout à fait en entier. Pourtant, j'aurais aimé ! (Mais il est très demandé à la médiathèque)

 

Même si la simplification extrème qu'en ont fait les médias m'a foutu très, très en colère.

 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/3/4/4/9782081231443.jpg

 

En effet, Elisabeth Badinter, qui n'est pourtant pas la première écervelée venue, serait opposée aux couches lavables et à l'allaitement , ainsi qu'à l'accouchement à domicile. Elle considérerait le "maternage" au sens large (allaitement, cododo, couches lavables,congés parentaux prolongés, voire retour à la maison ...) comme une vaste fumisterie, visant à revenir à la Nature, et donc à "sanctifier" la différence entre les hommes et les femmes. Avec son cortège de qualités supposées aux femmes, et regroupés sous le nom "d'instinct maternel".

 

Or, si l'on prend le temps de se pencher sur la vie et l'oeuvre de cette auteure, et qu'on essaie de lire le livre plutôt que des articles racoleurs (et qui, soyons honnêtes, défoulent beaucoup de gens, car cela fait du bien de taper sur les écolos, qui cherchent à nous faire réfléchir et changer nos comportements, les cons ! :P ), on se rend compte que le propos est bien plus vaste, plus nuancé (trop bizarre, il faudrait donc 269 pages pour approfondir un raisonnement correct, complexe et multi-facettes ? :P )

 

En effet, Elisabeth Badinter s'élève contre le discours qui élève au rang de "seule bonne mère" celle qui pratique le maternage. Il n'est pas tout à fait faux que, dans une société qui ne sait plus tout à fait où elle en est, la tentation est grande d'en revenir à ce que la plupart des gens considèrent comme des fondamentaux, à savoir la femme au foyer, et l'homme au boulot.

 

J'avoue qu' en ce qui concerne l'allaitement, c'est une tâche difficile à partager. Pour autant, il ne me semble pas qu'il faille considérer la femme qui allaite comme une femme qui ne se respecte pas. Justement parce que les femmes d'aujourd'hui, qui sont conscientes que leur temps et la mise à disposition de leurs seins ont de la valeur, et ne "vont pas de soi", sont capables de le faire entendre, et de demander que leur mari prenne en charge une part plus considérable du travail domestique.

 

Là où il me semble en revanche qu'Elisabeth Badinter se trompe lourdement, c'est que les hommes aussi peuvent être écolos, économes, penser que l'allaitement est une bonne chose, et trouver que les purées maison, c'est un plus pour les enfants.

 

Pour revenir aux couches (oui, ça m'énerve !) , je connais personnellement des papas tout à fait convaincus de l'utilité de la chose. Et vous savez quoi ? Les couches... Ils les lavent ! J'irai même jusqu'à dire que les pères qui sont tout à fait impliqués dans le "parentage", notamment parce qu'on leur a laissé donner leur avis, et qu'on leur offre d'assumer leur part des tâches, au lieu de les prendre pour des enfants ( " Tu veux des couches lavables, mais tu les laveras jamais ! " / "Tu veux un chat, mais qui s'occupera de la caisse ? " ) , sont plus épanouis.

 

Non, il ne faut pas limiter les tâches domestiques au minimum vital,et l'éducaton de l'enfant à ce qui est le moins contraignant possible, pour que les hommes s'y investissent. Oui, cette injonction du parent parfait vise surtout les femmes.

 

Mais plutôt que de s'insurger contre la montée du "Naturalisme", il aurait mieux valu démontrer que les hommes ont un rôle à jouer dans l'éducation de leurs enfants "nouveau style". Et que chaque couple , chaque parent, peut faire ses choix. J'ai presque envie de dire que l'aspect central du livre aurait pu être là ... Non, les femmes ne sont pas les seules à se préoccuper de l'environnement, du social ... Non, elles ne sont pas les seules que les discours "faites ce qu'il y a de mieux pour votre enfant" touchent ... Et ça tombe bien, car elles ne sont pas les seules à s'en occupper...

 

Bref, je suis assez déçue, finalement. Même si je reconnais qu'il est utile de rappeler que nous ne sommes pas que des mères, que nous pouvons faire d'autres choix, je trouve que le propos de quelqu'un d'aussi cultivé auraient pu faire

plus de place à la part des hommes que nous considérons, depuis toujours, comme "féminine". Et que le vrai combat, finalement, il est là ... Leur donner plus de place dans le foyer, et dans l'éducation des enfants en particulier, leur permettre d'être enfin nos égaux dans ce domaine. Nous permettant par là-même de nous "désinvestir" un peu de cette "mission", et de nous consacrer plus aux autres aspects de notre vie...

 

Sans compter que toutes ces inventions censées nous faciliter la vie ont un coût, et que ce coût impose quasiment aux femmes de travailler. Evidemment, le travail peut être une source d'épanouissement, mais il ne l'est pas toujours ! Alors, s'il faut rester à faire un travail harassant et dans lequel on ne se sent pas bien pour payer le crédit de la poussette et les couches jetables (je caricature un peu, j'avoue) , elle est où l'émancipation ???

Par Apostille
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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 15:45

En cherchant une illustration à la note précédente, je suis tombée sur cette vidéo, qui m'a semblé plutôt interressante :

 

http://sagesfemmes.blog.uhp-nancy.fr/files/2011/10/Vid%C3%A9o-Quand-la-femme-a-peur-de-laccouchement.jpg

 

Ce qui m'a surtout parlé, c'est l'idée selon laquelle, quand une femme a peur (en l'occurence, de l'accouchement), il vaut mieux lui faire exprimer ses peurs, et travailler avec elle, que de lui proposer des solutions toutes faites (ici,par exemple, la péridurale.)

 

Evidemment, cela ne veut pas dire qu'il faut lui refuser l'accès à cette "aide" !

 

Mais que la femme, si elle a eu l'occasion de verbaliser ses doutes, de se les approprier, et surtout de trouver les ressources nécessaires pour lutter contre sa peur, surtout si ces ressources se trouvent en elle-même , sera plus à même de s'auto-gérer, et d'aborder l'accouchement avec plus de sérénité. Ainsi, si tout se passe comme prévu et qu'elle souhaite tout de même la péridurale, elle aura probablement moins peur de ne pas pouvoir l'avoir à temps, qu'elle ne fasse pas effet... Ainsi, les premiers temps du travail pourront se faire sereinement.

 

Et si, malheureusement, la péridurale ne fonctionne pas ou ne peut être mise en place, elle sera parée le mieux possible ...

 

Encore une fois, je ne jette pas la pierre à celles qui souhaitent "être accouchées", le plus vite et le moins douloureusement possible.

 

D'autant que le fait de s'en remettre totalement à l'équipe médicale (et là, en revanche, je parle aussi du suivi) a un avantage non négligeable : en cas de pépin, petit ou gros, on n'a rien à se reprocher...

 

Pour terminer (passons à Mme Badinter ! :P ), j'aimerais conclure en observant à quel point tout cela est paradoxal. En France, aujourd'hui, il n'existe guère de choix entre l'accouchement à l'hôpital, avec ses protocoles, souvent inutiles et envahissants, et l'accouchement à la maison... Alors que, dans 90% des cas, tout se passe parfaitement bien ... De même, les professionnels qui effectuent un suivi "nécessaire et suffisant" ne sont pas légion, et surtout, ils ne sont pas connus ...

 

A quand le changement ?

 

 

(Une chanson que j'aime beaucoup, même si elle n'est pas à 100% dans le thème !)
Par Apostille - Publié dans : Questions et réfléxions d'ordre général ...
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 14:00

Pour continuer dans la démarche initiée il y a quelques notes, et après une relecture de ma part, je ne suis pas sûre d'avoir été tout à fait claire sur la notion du "cadeau" que je pense que fait une femme à son amoureux(se) en acceptant de mettre son corps "au service du projet commun" pendant neuf mois - et souvent un peu plus.

 

Encore une fois, je considère qu'il s'agit d'un "cadeau", à défaut d'un meilleur mot, que l'on fait pour son couple, et non à l'autre... Et comme il s'agit d'un "cadeau", il est librement consenti, et ne réclame rien en retour. (Vosu avez le droit de ne pas être d'accord du tout ^^)

 

Ceci dit, et en ayant pris soin de mettre légèrement à part le cas des femmes (encore une fois, sans jugement, nous sommes si différentes !) qui avaient envie de vivre une grossesse pour elles-mêmes, pour savoir ce que ça fait, ce qu'on ressent, pour sentir la Vie en soi, ou tout autre raison, il me semble que passé le moment où l'on accepte de se lancer dans l'aventure, ça se corse.

 

(Je dois avouer que j'ai vu passer une idée, et que j'aimerais la figer ici, mais que je ne sais pas encore bien dans quel sens cette note va partir ! :P )

 

En effet, les femmes enceintes, ou qui souhaitent le devenir (je déteste l'expression "tomber enceinte"... On dirait un accident !) , sont soumise à tout un tas d'injonctions. Auxquelles, ensuite, il leur appartient de prêter l'oreille, ou non.

 

Quelques exemples ? Avant la grossesse, arrêter de boire et de fumer, faire une batterie d'examens médicaux, voire de vaccins, adopter une hygiène de vie rigoureuse si elle n'existait pas avant, prendre des compléments alimentaires. Pendant ? La même chose, plus le repos, encore des tas de consultation et d'examens, le devoir de prendre du poids - mais pas trop ...

 

Vous allez me dire qu'en fin de compte, tout ça relève plus de l'usage que du devoir. C'est tout à fait exact ! On le sait peu, mais les sept "consultations obligatoires" ne le sont pas. Il est obligatoire qu'elles vous soient prescrites, c'est tout ! De même, la déclaration de grossesse faite en temps en heure auprès de la Sécu permet d'être presque sûr(e) de toucher ce à quoi vous avez droit le moment venu, mais si vous ne le faites pas, aucune sanction n'existe. En revanche, la Sécu ayant déjà parfois du mal à traiter tous les dossiers, vous pouvez vous attendre à ce qu'un dossier "hors normes" mette plus de temps à être régularisé.

 

Cependant, même si au final, rien de tout cela n'est obligatoire (à titre personnel, je mettrai à part l'arrêt du tabac et de l'alcool, car cela me semble des mesures de bon sens  - après, je n'ai aucune dépendance, donc c'est facile pour moi de dire ça ...) , il me semble que les femmes y sont très fortement poussées.

 

Ces mesures, plutôt bien pensées, permettent normalement à la future mère de vivre une grossesse saine et avec un minimum d'angoisses, et d'être assurée de tout faire correctement pour la santé de son bébé, aussi bien que pour sa propre santé.

 

Là où il me semble qu'il y a une dérive, c'est que toutes ces restictions, examens et médications ne sont plus considérées comme "des choses que l'on fait pour mettre toutes les chances de son coté", mais comme des obligations. Bien sûr, il existe des professionnels de santé tout à fait géniaux, pédagogues, empathiques.

 

Mais il existe aussi des gens qui se permettent d'enguirlander la nana qui a pris quelques kilos de trop (sans savoir qu'elle se prive depuis des années pour maintenir un poids qui lui plaît, et qu'elle se sentira déjà assez mal comme ça quand elle se pèsera quelques temps après la naissance), voire de lui faire la morale parce qu'elle refuse telle ou telle chose (sans se demander une seconde, souvent, le pourquoi de ce refus) . Sans parler des abruits qui se croient autorisés à engueuler une femme enceinte qui ne les a pas consultés avant, "parce c'est pas comme ça que ça se passe, enfin ! " Et oui, ils existent. Je ne saurais pas dire dans quelles proportions, j'avoue, mais il y en a. A mon avis, tout ce qu'ils méritent, c'est qu'on les envoie chier. Il y a même des jours où je me dis que face, à ce genre de personnes, on devrait mettre fin à la consult' , et, suivant les cas, partir sans payer. Après tout, la confiance est rompue, donc la consultation aussi. Donc, il va falloir aller à une autre consultation. Et qui paiera deux fois, dont une pour du boulot baclé ? La Sécu. Donc nous.

 

Si cela se bornait au secteur médical, on pourrait quand même presque tenter de comprendre. Après tout, un certain nombre des professionnels de santé français sont "élevés" à ne croire qu'en la science, les chiffres, ce qu'ils peuvent voir et toucher, et à considérer que les femmes, au mieux ne savent rien, et au pire, sont des menteuses - et des hystériques.  Evidemment, ce n'est pas le cas partout, et même le plus formaté des médecins peut un jour changer d'avis. Ceci dit, soit je suis un mouton noir, soit ils sont très nombreux dans le domaine de la gynécologie ... Je peux donner des noms ! :P

 

Là où, à mon sens, le système devient particulièrement pervers, c'est que pour éviter d'avoir à se remettre en question, nombre de médecins pas très glorieux n'hésitent pas à culpabiliser les patientes, à les laisser entendre qu'elles se comportent comme de mauvaises mères si elles n'obéissent pas. Non seulement, c'est un abus de pouvoir inimaginable, de la part de gens à qui l'on se confie, devant qui l'on se présente "en état d'infériorité", puisqu'ils ont un savoir que nous ne possédons pas, et que nous les voyons en général car nous sommes souffants. 

 

Mais il est particulièrement injuste face à une femme enceinte. Celle-ci n'est généralement pas malade, et à tout à fait en droit d'estimer qu'on n'a pas le droit de lui faire subir des examens sans aucune raison. Seulement, on va pouvoir la mettre en état d'infériorité très vite, en lui rappellant que la grossesse et la naissance peuvent mal se dérouler, et avoir la pire des issues. Certes, c'est vrai. Mais il me semble que c'est loin d'être le cas généra ! Les femmes ne sont pas des idiotes, elles sont capables d'être le premier maillon de la chaîne de soins, en initiant le dialogue avec le professionnel au moindre signe d'appel . Et elles seront d'autant plus efficaces dans leur propre surveillance qu'elles auront été traitées comme des adultes, capables d'analyse, et en même temps, qu'elles savent qu'en cas de doute, on est là pour les rassurer.

 

Seulement, permettre cela, c'est permettre aux femmes de participer à leur grossesse quasiment d'égal à égal ! C'est leur donner le contrôle... C'est donc accepter de se remettre en question de façon permanente (parce qu'on peut tout à fait rencontrer une patiente partisane de la surveillance la plus minimale,et , une consultation plus tard, se voir contraint d'accepter de faire une écho à une patiente à peine enceinte, pour la rassurer !).

 

Et ça, c'est contraire à la société dans laquelle nous vivons. Car nous avons été élevés à penser que les femmes aiment se sacrifier, pour leur mari, et, surtout, pour leur enfants. Je ne trouve plus la source, mais j'ai lu avec effarement des mecs qui clamaient sans complexe que refuser de se faire examiner, c'était de la maltraitance. Et "qu'ils n'osaient imaginer l'avenir d'un enfant auquel sa mère refusait les soins les plus élémentaux." Oh, machin ! Le bébé n'étant pas encore né, il s'agit de NOS corps, et que cela te plaise ou non, nous avons le droit de décider ce que nous en faisons. De même que, quand l'enfant paraît, nous pouvons décider de ne pas l'allaiter, de continuer à bosser... Cela ne fait pas de nous des mauvaises mères ! Cela fait de nous des êtres complexes, qui ont envie de se consacrer à plusieurs choses à la fois (famille, amis, boulot, oeuvres,art, amis, que sais-je ?) , et qui, du coup, sont parfois obligés de faire des choix.

 

Et oui ... Et c'est, à mons sens, ce que la médecine essaie de nous faire payer. Sûrement inconsciemment, mais parce qu'elle se place dans le contexte de cete bonne vielle culture judéo-chrétienne... Après tout, grâce à la pilue et à l'avortement, nous avons acquis la maîtrise de notre fécondité. En d'autres termes , parce que c'est là que le bât blesse, nous pouvons nous envoyer en l'air et y prendre du plaisir, sans aucune conséquence. Et ça, même si ça n'en a pas l'air, ça choque encore.

 

Et malgré les injonctions des magazines, des canons qui décrètement que nous sommes trop comme-ci ou pas assez comme ça, malgré tout, nous sommes heureuses la plupart du temps, quand nous n'avons pas à faire face à de grands malheurs. Que nous faisions un mètre soixante,que nous soyons différentes (en fauteuil, sourdes....), trop rondes, que nous portions des lunettes, ou soyons "colorées", pas assez sportives, pas assez "working girl-qui-gère-en plus-les-mômes-et-qui-tient-sa-maison-à-quatre-épingles", nous faisons fi la plupart du temps de toutes ces conneries, et gérons nos vies nous mêmes.

 

 

Au passage, une vidéo qui m'avait très très fortement énervée ...

 

 

Dans ce cadre très particulier, où la plupart des gens ont encore tant de mal à accepter que les femmes ne veulent pas toutes correspondre au modèle précité, la maternité est, semble-t-il, la dernière façon de nous faire fermer nos gueules. Parce que, quand on est mère on est censée n'être plus au service que de sa famille, et surtout du (des) enfant(s)... Mon ... oeil ! 

 

Alors, la dernère carte qui restait à jouer, maitnenant que la maternité est une volonté et plus une fatalité, c'est celle de la culpabilité. C'est peut-être aussi pour ça que les femmes qui ne veulent pas d'enfants sont aussi peu écoutées, aussi rejetées...

 

Pour finir cette note qui commence à être longue (et encore, j'aurai bien un compte à régler avec Mme Badinter, mais je le ferai dans un autre billet) , il me semble qu'il est nécessaire d'être vigilantes...

 

Bien sûr, les progrès de la médecine sont indéniables, et ils sont souvent bénéfiques. Seulement, il me semble qu'il est nécessaire de ne pas laisser la peur nous guider, et de refuser de se soumettre à un nouveau maître, fût-il auréolé de son savoir médical ...

Par Apostille - Publié dans : Questions et réfléxions d'ordre général ...
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