La venue au monde de Miss A. (2)

Publié le 5 Janvier 2013

Jeudi 6 Décembre...

 

1h30

 

Les contractions se sont brutalement rapprochées, toutes les 3 minutes environ. Je commence à avoir du mal à parler... Heureusement, mon chéri me masse, me soutient, me berce, me soulage... Comme on a une demi-heure de route, on décide de partir.

 

On prévient la sage-femme, rendez-vous est pris à la maternité dans un peu plus d'une heure... On se prépare doucement, et on y va.

 

2h15

 

Entre deux contractions, je fais louper la sortie d'autoroute à mon chéri (si, si, véridique !). On se retrouve à un quart d'heure de route de la sortie suivante, et en direction des montagnes... L'autoroute est enneigée, suffisamment peu pour qu'on ne risque rien, suffisamment pour que je sois navrée pour mon chéri qui déteste la neige, et qui doit stresser... Lui reste calme, me dit de me concentrer sur moi et sur le bébé. Ben je vais vous dire, une poignée de Logan (celles  au-dessus des vitres arrière), c'est bigrement solide...

 

3h

 

Nous voilà à la maternité... Après avoir raté la sortie d'autoroute, nous ratons l'entrée du bon bâtiment (je ne suis jamais venue de nuit, c'est pas la même entrée. Ils auraient peut-être pu me le dire avant !) J'ai mal mais on rigole... Nous retrouvons notre sage-femme, qui me propose un bain. Avec huile essentielle au choix, excusez-moi du peu ! Je choisis Ylang-Ylang.

 

3h30

 

La baignoire de l'hôpital est inconfortable au possible ! Je sors presque soulagée d'être désincarcérée! Je fais des aller-retours dans le couloir, je me mets debout, assise, appuyée sur un chariot... Mon chéri me suit partout, m'aide comme il peut, en mettant ses mains sur mon ventre, sur mes hanches, en collant son bassin contre le mien (pour comprendre ce point précis, il faut avoir fait de l'hapto :p) Ca fait du bien de le sentir contre moi, de faire corps tous les trois...

 

Notre sage-femme apparaît de temps en temps, se tient dans un coin de la pièce, nous propose des façons de me soulager, puis nous laisse gérer. Mais le bébé paraît encore haut... Elle me demande si j'accepte une écho (abdo), qui le confirme. Je la sens un peu tendue... Elle propose un premier examen du col, histoire d'avoir une idée... J'accepte sans trop de réticence, car je pense qu'il n'y aura pas beaucoup d'examens. Vu la fréquence des contractions, je suis sûre d'avoir fait au moins la moitié du boulot...

 

Le verdict tombe quelques secondes plus tard. 3 centimètres...

J'accuse le coup. Je me replonge dans mes contractions, toujours soutenue par mon chéri...

 

6h30

 

La nuit se termine doucement, notre sage-femme n'a pas dormi non plus, tout le monde est crevé. Elle propose de jeter un oeil à mon col pour savoir si elle doit rester ou si elle peut aller se reposer un peu chez elle et revenir...

Là encore, j'accepte sans trop de souci (et là encore, je metes Chéri à la porte !) , sûre de la bonne nouvelle.

 

3 cm. Soit aucune progression en trois heures, et trois heures douloureuses.

J'accuse nettement moins facilement.

 

7h

 

Après discussion avec le personnel de la maternité, nous décidons tous de concert que je vais être regagner une chambre, pendant que mon chéri et la sage-femme rentrent se reposer. Il a du mal à me laisser, mais je pense que je vais dormir un peu, et comme je suis en chambre double, il ne pourra pas dormir à coté de moi...

 

7h30

 

Dormir, mon cul. Manger, même pas en rêve. Les sage-femmes me servent bien mon petit dej, mais impossible d'avaler quoi que ce soit, j'ai trop mal et trop souvent...

 

Une sage-femme passe me voir régulièrement, me demande comment je vais, si j'ai perdu les eaux, le bouchon... Rien. Je me replonge dans mon monde...

 

10h00

 

La sage-femme qui passe me voir me dit qu'il va falloir qu'elle m'examine, afin de savoir si ça a progressé. Sinon, il faudra peut-être prendre des mesures... Là encore, sûre de la bonne nouvelle, dans l'intimité et parce qu'elle est très douce et respectueuse, j'accepte sans trop de souci.

 

3cm. Je suis ultra déçue. Je commence à être crevée... Je pleure (un peu).

 

Notre sage-femme m'appelle au téléphone. Elle me dit qu'elle a parlé longuement avec la sage-femme qui passe me voir, Sandrine. Elle font de leur mieux pour me retarder le plus possible toute intervention de l'hôpital. Notre sage-femme est très profondément désolée, mais elle ne voit pas comment m'aider à ce stade... Elle me conseille d'accepter la péridurale, afin de me reposer un peu, faute de quoi je n'aurai plus de forces à la fin. Cela mettrait un terme à notre aventure en plateau technique... Je lui dis que j'attends encore. Elle me conseille de lâcher prise, d'essayer de comprendre ce qui bloque, entre deux contractions... Elle promet de rappeler bientôt, pour s'enquérir de ma décision.

 

10h30

 

Aïe aïe aïe putain... Mon chéri revient, après avoir dormi une, deux heures. Je lui soumets la proposition des sage-femmes. Il me demande ce que je veux. Entre deux douleurs, j'ai l'espoir de n'avoir besoin de rien d'autre qu'un peu de soulagement. Pas d'hormones, rien qu'un peu moins mal... Sandrine est gentille, je n'ai pas peur de me remettre entre ses mains. J'accepte la péri. Mon chéri me soutient, me dit que j'ai fait de mon mieux. (Il me dira plus tard que, vu ma tronche, il n'avait qu'une peur, que je refuse la péri, parce que ça se voyait que j'avais vraiment vraiment mal...) Je suis un peu triste, mais j'ai besoin d'être soulagée, ça prend le pas sur le reste...

 

11h

 

Péri en place.

 

Pour la mettre , j'ai du accepter la blouse ouverte dans le dos, mais, rien que parce que je suis chiante, j'ai gardé mes dessous ! Na !

 

Les douleurs se calment, bien que je les sente encore. En fait, je suis assez contente (après coup, je me demande si ça a marché comme prévu ) parce que ça me permet de continuer le travail, de continuer à "communi(qu)er" avec mon bébé, à respirer, à "travailler". Comme je suis mieux, j'ai plus de facilité à parler, et mon chéri peut à nouveau m'aider, parce que je peux lui dire ce dont j'ai besoin, ce qui m'était plus le cas dans la chambre, trop trop mal...

 

Je peux même me lever un peu, si je m'appuie sur le bord de la table. Les contractions s'intensifient, mon chéri me masse. Youpi !

 

12h30

 

Sandrine est un ange. Elle me masse, me met de l'Ylang Ylang sur les poignets pour faire accélérer les choses naturellement, me parle. Elle respecte mon intimité, elle est douce, elle est calme... Je me sens beaucoup mieux.

Elle requiert la possibilité d'un examen, me laisse le temps de me préparer, fait avec une délicatesse infinie. Me remet ma culotte, même si ça la fait marrer...

 

5cm. Je suis contente...

 

16h

 

Sandrine m'a laissé avancer pendant quatre heures sans me déranger, venant juste nous voir de temps à autre pour vérifier si nous allons bien. Du coup, j'ai dormi un peu...  Elle a quand même besoin de jeter un oeil sur mon col. Vu la fréquence et la force de mes contractions, que je ressens et que je vois sur le monito, je suis sûre de la bonne nouvelle.

 

5cm. Encore raté.

 

Trois heures trente sans aucun progrès, ça commence à devenir limite pour une naissance par les voies naturelles... Elle propose de percer la poche des eaux, la façon la plus physiologique (même si...) d'essayer de faire avancer le travail. Elle me dit de réfléchir, et de l'appeler...

 

16h30

 

Nous avons dit oui, car nous souhaitons éviter la césarienne.

 

Petit détail rigolo : je ne saurai jamais si ma péri a été très mal ou très bien dosée, cer je ne sais pas ce que souhaitait l'anesthésiste, mais non seulement je peux marcher, mais je peux aussi contrôler ma vessie... Héhé !

Je me sens plutôt à l'aise, l'esprit à peu près clair. Les douleurs sont gérables, je me sens respectée... Je suis contente.

 

18h30

 

Le monito a parlé : les contractions ne se rapprochent plus, malgré la rupture de la poche... Personne n'en parle, mais tout le monde se demande de plus en plus si une naissance "normale" (sans césarienne) est possible. Sandrine propose de me mettre sous Synto. Comme je peux me lever et faire ma petite vie, je me dis que ça ne change pas grand-chose. Et puis, je n'ai vrament, vraiment pas envie d'une césarienne... En accord avec mon amoureux, j'accepte.

 

20h30

 

Ca ne progresse pas, mais pas du tout... Pas besoin d'examen, le monito est hyper clair.

Sandrine doit laisser la main. Je suis triste, je l'aime bien. Elle m'assure que sa consoeur, qui prend le relais, est quelqu'un de super. Qu'elle respectera nos souhaits concernant mon besoin de calme et d'intimité, l'épisio...

 

21h

 

La sage-femme de nuit, Catherine, arrive. Un gynécologue passe me voir, ainsi qu'une personne à lunettes roses, dont j'ignore la fonction.

 

J'ai toujours mes dessous, je ne leur laisse pas le loisir de m'examiner pour faire le point, ils devront s'en remettre à la sage-femme. La nana aux lunettes roses râle sans gène, ("Comment ça on est trop nombreux, dites-le si on vous dérange !" ) , je me dis qu'elle et moi, ça va pas le faire...

 

Le gynéco, lui, ne dit rien. Je crois qu'il est pressé, et qu'il veut passer à la vitesse supérieure, histoire de voir si on peut encore éviter la césarienne. Ou s'éviter de la faire en pleine nuit... Ils me proposent de mettre un peu plus de synto. Je commence vraiment à être crevée. La poche des eaux est rompue, il faut que ce bébé naisse. Je dis oui...

 

( A la relecture, il peut vous sembler que j'ai accepté beaucoup de renoncements. Mais il s'est passé des heures à chaque fois... En réalité, à aucun moment je n'ai eu l'impression de ne pas avoir le choix, et c'est probablement ça qui me tenait le plus à coeur. Et puis si je raconte tout ça, c'est pour montrer, entre autres, qu'on peut avoir un accouchement assez médicalisé, mais respectueux le plus possible. Si vous êtes là pour juger, merci de passer votre chemin. )

 

21h30

 

Avant que j'ai eu le temps de parler à la nana aux lunettes roses, le monito s'affole. Le gynéco se jette sur moi pour m'examiner... Il me dit que le bébé semble ne pas aller bien, qu'il faut vérifier ce qui se passe... La nana aux lunettes roses ne bouge pas d'un pouce, mon chéri n'a pas le temps de sortir... Cela restera sûrement, pour moi, le moment le plus douloureux de cette naissance. Ils sont trois à m'assurer que mon bébé est en détresse, qu'il faut absolument m'examiner... J'insiste pour que ça soit la sage-femme, mais je sais que quelqu'un me tenait assez fermement, sûrement avec de bonnes intentions, mais j'ai détesté ça. Mon chéri me tient par les yeux, me dit que je suis forte, que je tiens bien le coup, qu'il est fier de moi... Il me dit de me raccocher à lui, que tout va aller bien...

 

(Après coup, j'ai su que ce gros malin de gynéco avait triplé ma dose d'un coup. Donc j'ai eu trois contractions très violentes et rapprochées, et A. ne pouvait plus se reposer entre deux... )

 

Je pleure, j'ai mal et je me sens mal. Je le dis...

 

La nana aux lunettes roses m'envoie bouler (véridique !) : "Ne vous plaignez pas d'avoir mal, pensez à toutes les femmes qui accouchent sans péridurale, en Afrique..." J'ai envie de lui dire : "Et en quoi ça m'aide, connasse ?????? "

 

Le monito reprend un rythme plus normal.

 

9cm. Au moins, c'est bientôt la fin...

 

Je crois que Sandrine a viré la nana aux lunettes roses, car elle n'est jamais revenue...

 

22h

 

Les accouchement s'accumulent... Catherine passe voir si je vais bien, et comme c'est le cas, elle me propose de tenter de me reposer un peu, le temps d'aider une autre femme à mettre au monde son bébé....

Rédigé par Apostille

Publié dans #Welcome to the real life !

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Lila 06/01/2013 20:51


J'avais envie de réagir à cette phrase : A la relecture, il peut vous sembler que j'ai
accepté beaucoup de renoncements. Mais il s'est passé des heures à chaque fois... En réalité, à aucun moment je n'ai eu l'impression de ne pas avoir le choix, et c'est probablement ça qui me
tenait le plus à coeur."


Plus j'y pense, plus je me dis que même si c'est important de réfléchir avant à ce qu'on
voudrait, à se renseigner et préparer son accouchement, les choix, on les fait sur le moment. Avec nos principes, ce qu'on a appris pendant la préparation à l'accouchement (pas seulement "les
cours de préparation", hein, tout ce qui fait qu'on a préparé cette naissance), mais aussi avec son ressenti (par rapport à la douleur et la fatigue en particulier) et les spécificités de CET
accouchement qu'on ne peut pas connaitre à l'avance (ce qui fait je pense qu'une femme avec les mêmes principes peut faire des choix très différents pour deux accouchements). Par exemple, avant
l'accouchement, j'avais prévu de refuser l'épisiotomie. Mais je l'ai finalement accepté en raison des circonstances de mon accouchement. Et non, ce n'était pas un renoncement, c'est à ce moment
là que j'ai fait ce choix, parce que c'est à ce moment là que j'avais les éléments nécessaires pour prendre cette décision. 


D'où l'importance d'être accompagné par une équipe médicale compétente et
respectueuse... 

Apostille 09/01/2013 13:20



Je suis d'accord avec toi, surtout sur la dernière phrase. Parce qu'avec une équipe moins respectueuse, on n'a pas toujours les informations qui correspondent à la situation, ou du moins, elles
sont parfois présentées avec partialité. D'où l'importance pour moi d'avoir fait beaucoup de recherches en préparant le PN, pour savoir à peu près tout ce qui m'était accessible d'un point de vue
"technique", et pouvoir opposer si nécessaire des arguments sensés et documentés à des demi-vérités ou à de grossiers mensonges par omission (si, si, ça arrive !)



Marielle 06/01/2013 20:16


Finalement je suis allée voir une femme gynécologue. C'était important pour moi que ce soit une femme, je ne me voyait vraiment pas devant un homme. Je l'ai choisi au hasard, en fait j'ai appelé
le cabinet à côté de mon travail, et je me suis dit on verra bien.


Je suis arrivée tellement stressée, tu n'imagines même pas :-( En fait j'avais peur de me faire disputer, qu'ele me traite d'inconsciente parce que je n'avais jamais eu de suivi gynéco, tout ça.
En fait, elle a été adorable et elle a répondu à toutes mes questions en prenant son temps. Elle n'était pas du tout dans le jugement.


Je te remercie pour tes encouragements ;-) 

Apostille 09/01/2013 13:11



Héhé, tu es bien tombée on dirait... Je suis contente pour toi, la dernière fois que j'ai choisi au pif je suis tombée sur une femme épouvantable. Garde la bien ;)



Marielle 05/01/2013 13:51


Et bien je pense que c'et mon 1er commentaire (alors que je te suis depuis longtemps;-)


Franchement ton témoignage fait du bien. Moi même j'ai vraiment du mal avec les médecins (j'ai fais mon 1er frotti cette année à l'age de 28 ans et je peux te dire que ça m'a couté). Merci de
nous expliquer qu'on a le droit de garder sa culotte sous sa blouse si l'on veut etc etc


Je suis vraiment contente pour toi que tu ais pu faire tes propres choix pendant l'accouchement et que le personnel ait été respectueux (mise à part cette femme à lunettes. D'ailleurs ça
m'étonnes toujours de la part d'une femme ce genre de comprtement. N'est elle pas sensée te comprendre??)


Bref, bravo et toutes mes félicitations.

Apostille 06/01/2013 11:31



Bonjour, et bienvenue puisque c'est la première fois que j'ai l'occase de te la souhaiter...


Je suis vraiment heureuse que ma petite expérience puisse servir à d'autres. Oui, on peut tout à fait se faire respecter, et il ne faut pas hésiter à se faire entendre, quitte, quand vraiment ça
ne va pas, à quitter le cabinet médical. Après tout, ce sont nos corps et nous qui vivons avec tous les jours ! Ca demande de se renseigneren amont, pour se sentir vraiment convaincue, et de se
faire confiance quand on tombe face à un professionnel obtus, mais ça en vaut la chandelle, je trouve. Et comme l'aurait fait une amie à moi, je te félicite d'avoir su trouver les ressources pour
ce frottis, car c'est une bonne chose pour ta santé. Je sais à quel point ça a pu être dur... (Tu l'as fait chez un gynéco ou une sage-femme ? Un généraliste, peut-être ?) Si ça t'interesse, je
sais que certains pros le font sans spéculum, et je CROIS qu'on peut le faire par auto-prélèvement, mais il faut rencontrer le praticien qui accepte...


Quant à la nana aux lunettes, j'ai personnellement (attention, c'est une cote mal taillée, toutes les femmes qui bossent dans le médical,et tous les hommes également, ne sont pas les mêmes. Il y
a des gens super des deux sexes !) l'impression qu'au contraire, les femmes sont plus dures avec les autres femmes, qu'elles n'ont elles-mêmes pas été respectées. Alors elles se disent "moi j'en
ai pas fait tout un plat, alors, elle va pas faire la chochotte, la patiente..."


Très approxiamtivement et de façon très résumée, c'est à mon sens ce qui pousse des gens qui ont subi des traumatismes ( un bizutage très hard, par exemple) à reproduire ce comportement, l'idée
que si eux ils ont du subir, et qu'ils s'en sont remis, c'est pareil pour les autres...



zelda 05/01/2013 12:04


Hé bien moi je suis drôlement fière de toi, je trouve que tu as été exceptionnelle ! C'est très dur de se confronter à l'ébranlement d'une certitude pour soi concernant l'accouchement, en
l'occurrence le fait que ton corps saurait accoucher seul. Et si vous avez su trouver un moyen terme (un accouchement médicalisé mais où c'esttoi qui accouche et pas les autres qui t'accouchent),
je suis persuadée que c'ets grâce à toute la préparation, les jalons que tu as posés (que vous avez posés) pendant ta grossesse, en vous-mêmes et avec l'équipe médicale.


 


Je suis drôlement admirative, tu sais. Je ne veux pas du tout comparer les accouchements, ce n'ets pas mon propos, mais je trouve que tu as déployé beaucoup d'intelligence et oui, de courage.
Avoir ce qu'on veut (un accouchement physiologique) quand tout se passe comme on veut (un accouchement rapide et sans douleur), c'est une grande chance mais ça ne demande pas tellement de
ressources finalement. Tenir sa ligne (respect de ton intimité, de votre rythme, participation ...) quand les choses sont plus longues, douloureuses, et qu'il y a des inconnues médicales, là, il
a fallu que vous en déployiez, des ressources ! Et de ce que j'en lis et de ce que tu m'as dit, vous l'avez fait admirablement.


Je vous embrasse tous les trois.


 

Apostille 06/01/2013 11:35



Oh ma toute belle, je te remercie !


Je ne suis pas tout à fait d'accord avec le fait qu'un accouchement physio "ne demande pas tellement de ressources", par contre.. Parce que ça nécessite d'être suffisamment en paix, de
suffisamment lâcher prise pour que les choses puissent se mettre en place. Je ne saurai jamais si mon accouchement aurait pu être de ceux-là si j'avais été plus sereine, mais quelque part, je me
demanderai toujours si c'est pas justement cette ressource qui m'a manqué...


Ceci dit, dans l'ensemble, effectivement, on a su trouver une ligne médiane, et effectivement, ça valait toutes les heures de recherche, la peur d'oser m'opposer, les regards interloqués...