La venue au monde de Miss A. (Epilogue)
Publié le 8 Janvier 2013
De mon séjour à la maternité, je ne garde quasiment que des bons souvenirs.
Le personnel était adorable dans l'ensemble, très disponible, aux petits soins pour nous.
Je n'ai rien à raconter de spécial, à part un truc que je trouve très important pour celles qui me suivront sur le chemin de la parentalité... 90% des sages-femmes ont été remarquables, très respectueuses. Elles ont frappé systématiquement avant d'entrer, ont fait en sorte de laisser la possibilité à chacune de s'éclipser pendant qu'on interrogeait ou qu'on examinait l'autre, malgré la séparation opaque entre les deux lits (enfin elles m'ont laissé la possibilité de le faire, j'ai pour ma part refusé tout examen, me contentant de répondre qux questions de la sage-femme et me faisant confiance pour reconnaître si quelque chose n'allait pas).
Il y a bien eu une ou deux remarques que j'ai trouvées maladroites ou déplacées, mais ça arrive à tout le monde...
Mais à deux occasions, j'ai été choquée.
Choquée de voir le pédiatre, flanqué de son assistante (?) et d'une stagiaire qui plus est, revenir dans la chambre car il avait oublié de demander quelque chose à ma voisine, et faire semblant de ne pas voir qu'elle était en train d'être examinée par une sage-femme et un gynéco. Au lieu de repasser plus tard...
Choquée de voir que le lendemain, lors du passage pour l'examen de routine de la sage-femme (encore refusé pour ma part ) , celle-ci était accompagnée d'une infirimière d'un autre service... Qui l'attendait pour aller manger (je les ai entendues en parler) ! Sans rire, elle aurait pas pu attendre ailleurs ???
Tout ça pour dire, les filles, si ça vous gène, dites-le ! Vous avez le droit d'avoir une intimité !
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Cette note met fin au récit de mon séjour à l'hôpital, un mois tout pile (à la rédaction, je programme la note un peu plus tard) après la naissance de ma puce. Je pourrais développer sur le manque d'empathie d'une sage-femme, mais ça ne mènerait à rien, ou vous raconter la première nuit où j'ai du la faire aspirer, car elle ne pouvait pas respirer correctement et que ça me fendait le coeur d'avoir l'impression qu'elle s'étouffait.
Je vous dire que malgré ma merveilleuse fille, le second soir, j'ai pleuré comme une madeleine à cause de cet accouchement qui ne s'est pas passé comme prévu, mais ça, vous savez que c'est normal... Ou vous dire à quel point la psy du service a su me rassurer, ainsi que l'amie que j'ai appelée, et celle qui m'a envoyé un long texto, et qui se reconnaîtront. Je pourrais vous narrer les premières mise au sein, les trois premiers jours de découverte.
Mais tout a été parfait ou peu s'en faut, et puis surtout, je crois que ça ne vous apporterait rien.
Alors, je le garde pour moi et pour nous...