Mes phobies, mon homéopathe et moi !

Publié le 25 Septembre 2011

Mardi 8 mars 2011


Mes phobies, mon homéopathe et moi !


Je ne voulais pas spécialement vous parler d'un sujet en rapport, de près ou de loin, avec la journée de la Femme, mais c'est dans mon actu, alors...

 

En préambule, j'ai lu tout en n'importe quoi à propos de la journée de la Femme, et, s'il est vrai que les femmes françaises ne sont pas les plus à plaindre, ce n'est pas une raison pour tolérer ce qui nous défrise. Comme le dit joliment et justement Lucie, " Soyons futiles pour nous aujourd'hui et battons-nous pour les femmes qui n'ont aucun droit le reste de l'année ! " Je vais donc (encore) revenir sur un sujet qui me tient à coeur, les violences faites aux femmes par les médecins.

 

Attention, article râleur et pas glamour.

 

(Attention SPOIL*, mais je connais certaines lectrices qui lisent trop vite : Je NE suis PAS enceinte)

*(Spoil = quand on raconte la fin d'une histoire avant d'en raconter le milieu)

 

La semaine dernière, j'ai fait un petit tour chez mon homéopathe, pour un petit traitement anti-baisse-de-forme-de-février.

Rien de bien grave, une mauvaise habitude de mon corps qui boude à la fin de l'hiver, et qui aimerait mieux habiter aux Maldives, ou en Equateur.

 

Elle prend de mes nouvelles, je lui explique que je suis passée par un autre traitement (vendu en pharmacie, un truc aux plantes tout basique) avant de venir, mais que ça ne me fait rien, à part me coller la nausée.

 

Au mot "nausée", elle tique un peu, me demande si à part ça et la fatigue (j'avais un pull noir en plus, ça me fait une sale tête) , je n'ai aucun symptôme de grossesse.

 

Et alors évidemment, quand on commence à creuser, on se rend compte qu'on a tous les symptomes : et si c'était pour ça que j'ai envie de talons hauts et d'ongles vernis, ah mais j'y pense, je sens le mimosa de la cantine depuis mon bureau, et l'autre fois, quand j'ai sorti le conrdon bleu du congel, ça m'aurai presque fait envie ...

 

Ceci dit, je suis sûre de ne pas avoir oublié ma contraception (elle est DANS mon bras, alors difficile de sortir sans), alors, je n'y crois pas vraiment.

 

Elle propose de vérifier, quand même.

 

J'accepte par acquis de conscience, pour être bien sûre à 100%, parce que ça ne serait pas le moment. Mon chéri reprend potentiellement ses études, et peut-être à 2h de route de chez nous, donc il est possible qu'il soit absent une moitié du temps pendant deux ans. Je le connais suffisamment pour penser que si j'étais vraiment enceinte, adieu études, veau, vache, cochon, et bonjour couvade. Même si je suis très très réglo niveau contraceptif, je m'en serais voulu qu'un raté de MON implant ne génère cette situation.

 

"Tant qu'on y est, dit-elle, vous avez fait vérifier votre diabète et votre cholestérol quand ? " (Je sais pas pourquoi il faut faire ces analyses, tiens, ça doit avoir un rapport avec les hormones contraceptives. Mais en même temps, une prise de sang, je m'exécute de bonne grâce, alors je n'ai jamais cherché plus loin.)

 

Ah, merde, la question piège. Je la vois venir.

 

" Euh, ça remonte à deux ans et demi"

" Ah, et votre gynéco ne vous l'a pas faire ?"

" Ben c'est à dire que je l'ai pas revu(e) depuis"

" QUOI ?"

 

Arg, damned, elle m'a eue.

 

"Ben non, je sais, il faudrait pour les papillomachins, mais j'ai une vraie phobie, alors ... Tiens, vous pouvez pas m'aider ?" (Je dis ça un peu en l'air, mais si on m'avait dit il y a quatre ans qu'elle soignerait mes infections urinaires à répétition avec des granules, j'aurais bien rigolé, et pourtant ...En fait, je m'attendais à ce qu'elle m'oriente vers un autre médecin, ce qu'elle fit, mais pas de suite. )

 

" Vous pouvez développer  ?"

 

Alors là je vais faire une grosse ellipse, vous savez déjà ce qu'il en est (sinon, c'est par là). Je lui dis que pour le moment ça va encore, mais que si je pouvais essayer d'être un peu moins phobique avent d'être un jour enceinte, ça serait bien. (N'est-ce-pas Floh ?)

 

Evidemment, on s'accroche sur le premier exemple (les TV systématiques) et elle finit par me dire que si ça me va pas, je peux aussi aller habiter là où ils ne sont pas systématiques (en Suisse par exemple), que les médecins sont obligés de le faire pour se protéger des procès, et que je ne trouverai aucun médecin/sage femme/gynéco le jour venu pour recevoir ma demande. Et à mots couverts, que si en Franc,e on fait comme ça , c'est parce qu'il faut le faire.

 

Je suis sortie fachée. Je m'attendais à plus de compréhension.

Rédigé par Apostille

Publié dans #La Vraie vie d'Apostille

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