Suite !
Publié le 27 Mars 2013
Je vous ai raconté comment je galérais avec l'endormissement de ma Pucette...
J'ai passé une super sale semaine suite à ça. J'ai essayé la méthode Pantley, réessayé, re-réessayé... Ca ne marche pas pour moi. Je crois qu'elle n'est pas adaptée à mon souci du moment, ou à mon caractère, ou à celui de ma fille... Parfois, j'ai du l'allaiter 40 minutes pour 10 minutes de sieste. Et quand je l'ai entendue bouger au bout de dix minutes, j'en ai pleuré. Parlons franchement, quand j'entendais le premier mouvement, j'avais la boule au ventre. L'angoisse de récupérer mon bébé pas reposé, grognon, de ne savoir plus que faire. De savoir que ça allait se finir dans les larmes de fatigue, malgré mes efforts. Et quand je m'apercevais qu'elle était effectivement réveillée, je prenais sur moi de la féliciter d'avoir dormi dans son lit, car elle n'a pas la notion d'avoir dormi 10 minutes ou deux heures... Mais au fond, je me fissurais.
Et puis un ange gardien ( :p ) est passé par là ... Elle a pris soin de moi à grand coups de céréales, d'amandes (j'avoue qu'avec un bébé qui ne ferme quasiment pas l'oeil de la journée, je ne mangeais que quand j'avais le temps et le moral, soit rarement !) , d'homéopathie. Elle a pris soin de mon bébé pendant que je me reposais. Elle a observé, mis l'accent sur ce qui allait, essayé de m'aider à faire face à ce qui allait moins bien. Elle m'a même proposé, à contrecoeur je le sais, de m'aider à sevrer ma fille. Ce qui, pour quelqu'un qui ne supporte pas d'entendre un bébé pleurer (par empathie, pas parce que ça l'énerve), est quand même un truc de malade !
J'ai un peu remonté la pente. Depuis, je continue l'homéopathie et les amandes. Et je me force à manger, au moins à midi. (Le soir, un barbu veille sur moi !)
Et puis, j'ai eu une sorte de déclic en parlant avec l'une des mamans de mon cours de massage, qui m'a dit ceci :
" Je n'ai jamais laissé pleurer mon bébé... Il a pleuré, oui. Mais dans des bras aimants et avec des paroles de réconfort."
(Je pense à toi, Charlinette, ton commentaire chez Floh fait écho...)
Et j'ai compris. J'ai compris qu'à force de vouloir éviter à tout prix que ma fille ne pleure, je me bouffais. Et que ça n'était pas forcément si sain que ça en a l'air. Pour en revenir à ces fameuses tétées, je les donnais à contrecoeur, vraiment. Désolée pour celles que ça choque (Je sais que tu es plus intelligente que ça, Zelda, mais je pense à toi aussi) . J'en avais marre, marre, marre. Au point de vouloir lâcher l'allaitement, au point de penser sérieusement à placer ma fille en nounou alors qu'elle devrait avoir une place en crèche en semptembre, avec tous les changements que ça représentait pour elle en peu de temps, tellement je me sentais nulle, manche, cabossée. (Je pense à toi aussi Floh, si tu savais...)
Et j'ai dit stop.
J'ai expliqué à ma fille que dorénavant, quand nous serions à la maison, elle s'endormirait dans son lit. Et sans téter. Que je n'y arrivais plus, que je savais que ce n'était pas de sa faute, que je l'aime, qu'on allait surmonter ça ensemble. Alors, je la berce, la berce, la berce, lui chante des chansons, lui parle... Puis quand elle s'assoupit, je lui explique qu'on a été ensemble sur le chemin du dodo, mais que je sais qu'elle peut aller au bout seule. Et je la pose. Si elle pleure, je la reprends... Sinon, je la laisse s'endormir. (Ou je me cache derrière son tour de lit, pour intervenir vite si elle se demi-réveille en pleurs dans les deux minutes, mais pour qu'elle croie que je ne suis pas là ... Ca paraît archi-con à dire comme ça, mais si elle s'endort sans me voir, je me dis qu'elle se sent bien. Sinon, elle hurlerait !)
Quand je sens que ça ne va pas fonctionner, ou en milieu d'après-midi si je la sens vraiment en manque de sommeil, je la mets en écharpe et on sort (enfin, plus longtemps que d'habitude !). Et là, je sais qu'elle s'endort rapidos, sans téter et sans une larme (mais elle geint, comme la tienne, Zelda !) . Et qu'elle dort bien. Ce qui permet d'attaquer la nuit à peu près sereinement.
Bien sûr, avant les siestes dans son lit, elle pleure. Bizarrement, même si je la mets en écharpe. Pour que ça fonctionne, il faut sortir... Et comme je ne veux pas la poser endormie - elle se réveille direct - et que j'habite au 4e sans ascenceur, bonjour le sport ! Et quand elle pleure, ses pleurs de fatigue, ils sont balèze... Comme pour extérioriser ce trop-plein d'énergie qui l'empèche de sombrer. (Et ce malgré le portage... )
Bien sûr, ça me fait mal. Mais paradoxalement, à lui rappeler combien je l'aime et pourquoi je fais ce choix, je me sens enfin à ma place. Ca doit paraître cruel à certain(e)s, mais pour moi, il en va de ma capacité à rester à la maison avec ma petite fille adorée pour encore six mois.
Je ne dis pas que ça marche. Je dis que c'est ma décision. Et que mon amoureux me soutient.
Ma fille n'a pas une mère parfaite.
Et nous n'avons pas une vie parfaite, une vie où elle baillerait, je la mettrai dans son lit, un baiser et hop !
J'ai fait de mon mieux, aussi longtemps que j'ai pu.
Mais aujourd'hui, c'est ce mieux qui a changé...
J'espère que ça va marcher.
(Ps : Merci Martine pour votre message, je ne peux pas répondre apr mail, ça ne fonctionne pas. Même si ma décision a été différente, votre soutien a été précieux !)