A propos de contraception !

Publié le 21 Octobre 2011

Je vous parlais il y a peu au sujet de ce que je ressens comme un truc injuste, et très très judéo-chrétien (le plaisir, c'est maaaal) , la réticence de certains médecins  à aboder les thématiques du  désir et du plaisir féminin.

 

Qu'on ne traite pas de la libido pour une consultation de routine sans contraception, dommage, mais passe encore. A priori, si on a un problème de ce coté-là, on peut toujours aller voir un médecin spécialisé , psychologue, psychiatre, ou autre ...SAUF QUE, comme on va le voir, certains contraceptifs peuvent avoir un rôle important sur celle-ci ... Moi, j'appelle ça un "effet secondaire", et j'estime avoir le droit de savoir ce que j'encours à prendre un traimement !

 

Je ne résiste pas à vous citer cet article paru sur Zone Zéro Gène :

 

'"Il serait hypocrite de prétendre que les soins médicaux et démarches thérapeutiques relevant de la mission des gynécologues exclut tout lien avec la sexualité : les gynécologues sont des médecins spécialisés, leur spécialité étant très précisément le sexe (au sens large : appareil génital et reproducteur dans son ensemble) et les seins de la femme. Sauf à prétendre que nous n’utilisons notre sexe que dans une fonction reproductrice, il est donc totalement surréaliste d’affirmer que les gynécologues n’ont rien à voir avec notre sexualité. Quand on prescrit la pilule à une femme, on lui propose en fait, et de façon très concrète, de faire l’amour sans tomber enceinte : on lui assure la possibilité d’avoir des relations sexuelles sans se soucier d’une grossesse non désirée (sauf cas particulier de prescription en seconde intention, à visée autre que contraceptive). "

 

J'ai une amie qui, il y a peu, a souhaité arréter la contraception hormonale, pour un DIU au cuivre. J'en profite pour marteler l'info, ça me semble important , - surtout avec ce que je m'apprète à dire - mon amie n'a pas d'enfants (et pas l'envie d'en avoir) , et ce n'est pas une contre-indication à la pose d'un DIU. Malgré ce que peuvent dire certains gynéco abrutis - comme quoi, il y en a !

 

Elle m'en a parlé peu après, et a fait état d'un très très fort changement dans sa libido.

 

Je n'en revenais pas, parce que je lis pas mal de choses à ces sujets, mais que je n'avais jamais entendu ça, alors j'ai cherché ... Et voici ce que j'ai trouvé, entre autres :

 

Lettre à la gynéco qui n’a pas sauvé ma libido », par une patiente déçue

Pilule et libido : quel rôle d’information pour les gynécos ?

 

(Encore Zone Zéro Gène. Comme quoi, quand on appelle une foufoune une foufoune (entre autres ici) , qu'on a envie d'y voir une partie du corps où y'a moyen de se faire / d'avoir / de partager du plaisir, et pas un truc mystérieux, sale et honteux, ça change TOUT !)

 

Pour ceux et celles qui ont la flemme de cliquer, ces deux articles font état d'une diminution avérée de la libido chez certaines femmes prenant la pilule. Du coup, j'ai élargi mes recherches à l'implant. J'ai trouvé sensiblement la même chose. En effet, il semblerait que les hormones contenues dans la pilule et l'implant puissent être responsables d'une très forte baisse du désir. Ca ne veut pas dire qu'une baisse du désir ne peut pas venir d'ailleurs, ni que l'emploi d'une de ces méthodes contraceptives induit forcément cette "perte de vitesse". Seulement, si vous la constatez alors que vous utilisez depuis peu l'une de ces méthodes, que  vous n'avez aucune raison de penser que votre manque d'appétit a une autre cause (fatigue génerale, problèmes dans le couple ...), et que ça vous fait souffrir, vous et/ou votre conjoint* sachez qu'il est possible que ça vienne de là. Et qu'un bon médecin, si vous lui en parlez, devrait vous aider à trouver une alternative !

 

Enfin, "si vous la constatez alors que vous utilisez depuis peu l'une de ces méthodes", c'est une façon de parler ! Et c'est bien là le plus choquant ... En France, la pilule est le moyen contraceptif le plus aimé des médecins (à tort ou à raison, ça n'est pas le propos), et il est prescrit à , je dirais, 95% des ados. En remplacement ou en sus du préservatif, suivant le "statut amoureux" de la jeune fille. Sachant que bon nombre de jeunes filles demandent la pilule avant le premier rapport, soit par prudence, soit pour une raison diffèrente (règles douloureuses, acné ...) , et que beaucoup de mamans (et de papas aussi, mais ça doit être plus rare) pensent à proposer la visite chez un gynécologue à leurs filles entre 14 et 17 ans, la pilule est pour la plupart d'entre nous la première contraception, et celle qu'on gardera pendant longtemps.

 

Après enquète auprès de mes amies, en général, la première pilule est prise vers 15-16 ans, le premier bébé arrive entre 25 et 30 ans, et la pilule est rarement remise en cause avant. Après, suivant le nombre d'enfant(s) désiré(s), les intentons de "vote" vont surtout vers la pilule ou les DIU (le DIU hormonal ou le DIU au cuivre). Il faut dire aussi que depuis le début de nos vies sexuelles, beaucoup de nouveaux moyens de contraception sont apparus, et que le DIU a totalement changé de rôle. Ce qui explique aussi que la plupart d'entre nous n'ont pas trop cherché à changer de contraception, puisque ça marchait...

 

Et c'est exactement là où je veux en venir. Oui, ça marchait. Seulement, sur cent personnes qui ont pris la pilule au tout début de la vie sexuelle, et qui ne connaissaient pas encore "l'état naturel de leur libido" , combien découvrent, après des années, que ce qu'elles prenaient pour une libido "tranquille" n'était en fait qu'un effet secondaire de la pilule ? Sans vouloir tomber dans le schéma ridicule qui veut que les hommes soient des mordus de sexe et pas les femmes, combien d'hommes et de jeunes garçons ont été blessés par ce qu'ils prenaient pour une marque de désintérêt ? Combien de jeunes femmes s'en sont voulu de ne pas avoir envie plus souvent ?

 

Je ne peux m'empècher de penser, même si c'est très cliché, que ça ne gène pas trop certains médecins "d'abimer" la libido des femmes, car elles ne sont pas censées "être autant portées sur la chose" que les messieurs. Et qu'un grand nombre de femmes, pensant elles aussi qu'il est normal d'avoir moins envie que leur partenaire masculin ** n'ont pas cherché la cause de leur manque de désir.

 

Attention, je ne dis pas qu'il faut absolument que la femme change de contraceptif pour être toujours disposée à avoir envie, ou pour avoir envie plus souvent (le "devoir conjugal", quelle connerie !) . Je dis que si elle souffre de ce "décalage" ou si les deux en souffrent, elle peut agir ! Si c'est son compagnon, je pense, mais ça n'engage que moi, qu'elle peut faire le test d'une contraception différente, pour voir si elle a effectivement plus de libido, et si ça lui convient. J'insiste sur ce point parce que, autant pour la contraception que tout ce qui touche à la sexualité, je pense que les discours posts mai 68 n'ont pas fait QUE du bien. Oui, on parle de nos corps, et oui, si la pilule est le seul contraceptif qui nous débarasse de règles douloureuses, en échange d'un morceau de libido, on peut tout à fait l'imposer à son ami. Mais je crois que c'est pas parce que ce sont nos corps qu'il faut systématiquement chercher à imposer nos lois, sans prendre en compte le ressenti de l'autre... Je crois fermement que dans chaque couple, la discussion permet de trouver LA bonne voie, celle qui permet à l'un et l'autre de se sentir écouté et respecté ...

 

Bref, sachant que 60% des femmes françaises (et à mon avis, 80% des femmes n'ayant jamais eu d'enfants) prennent la pilule, que ça doit faire à peu près 70% de femmes sous hormones (en comptant celles qui utilisent patch, anneau, implant, DIU hormonal ... )  ça me semble très loin d'être sans intérêt, à moi ! Et vous ?

 

* (Ou conjointe. Je pense que l'emploi de la pilule dans un couple de lesbiennes soit être rarissime, sauf si la pilule a une autre visée que contraceptive. J'ai choisi de ne pas le mettre dans le corps de l'article pour ne pas faire de hors-sujet, mais ceci est un blog LGBT-poly-friendly ! )

 

** (pour une partenaire féminine, je n'ai pas de témoignage. Mais si vous avez des chsoes à dire, les commentaires sont là pour vous !)

 

Rédigé par Apostille

Publié dans #Questions et réfléxions d'ordre général ...

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M
<br /> Intéressant ton billet. De mon côté j'ai eu un parcours différent puisque :<br /> - je me suis renseignée dans les bouquins en // de ma recherche de gynéco donc j'étais au courant de (presque) tout : tous les modes de contraception, les avantages, les effets secondaires<br /> possibles...<br /> - ma gynéco était super ouverte et j'étais vraiment à l'aise pour poser toutes les (nombreuses) questions que j'avais.<br /> <br /> <br /> Pour la pilule, à mon avis il est utile d'avoir l'info sans que ça devienne une psychose. En tester 2 pour "comparer" me semble du coup intéressant (mais je ne sais pas si c'est conseillé).<br /> <br /> <br /> Lila, je comprends le "pas d'intervention du médecin avant de décider de faire un enfant". Est-ce que tu as la raison pour laquelle ta gynéco était réticente pour le DIU ?<br /> - pas l'habitude ?<br /> - peur des MST (auquel cas il a été prouvé qu'avec un partenaire stable, ce n'est pas le DIU qui est à l'origine de pb) ?<br />
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A
<br /> <br /> J'ai eu la chance et la malchance d'avoir un relation avec la même personne de 14 à 21 ans. Donc à quoi, 17, nous avons fait le test VIH et nous avons décidé de ne plus mettre de préservatifs...<br /> Je crois que ça explique pourquoi je n'étais ps renseignée, j'étais simplement trop jeune (Ceci dit, la plupart de mes copines de l'époque utilisaient pilule ET préservatif, et donc ont commencé<br /> leur parcours pilule au même âge, et sans plus d'infos ...)<br /> <br /> <br /> Effectivement, pas ma peine d'en faire une psychose, mais je trouve ça bien de savoir...<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> <br /> J'ai pu constater une différence de libido mais il n'y a pas de "hiérarchie" entre les deux situations, elles ont toutes les deux leurs avantages et leurs inconvénients. <br /> <br /> <br /> Ce qui me gêne plus c'est le lien possible entre contraception hormonale et développement d'un cancer du sein quand il y a déjà eu des cas de cancer du sein dans la famille. Et là, il n'y a pas<br /> de différence entre pillule, patch et anneau.<br /> <br /> <br /> Comme cette nouvelle période sous contraception sera probablement assez courte, puisque d'ici un ou deux ans je pense que mon homme et moi voudrons un enfant, je préfère prendre une pillule dont<br /> je sais qu'elle me convient plutôt que de tester un nouveau type de contraception qui pourront avoir des effets secondaires ou ne pas me convenir. <br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Effectivement, je te comprends ... Bonne continuation ! :)<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> <br /> A mon avis, on a tort de généraliser en parlant de "la pilule", dans ce contexte. Il existe des pilules différentes, que des femmes (différentes aussi d'ailleurs) supportent plus ou moins bien.<br /> Si une pilule fait baisser la libido mais qu'à part ça la femme la supporte bien, elle peut aussi tout simplement en essayer une autre.<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> 100% d'accord ... Elle peut aussi ne pas vouloir en changer, ça la regarde ! :) Ce que je souhaitais seulement dire, c'est quelle (et nous aussi ) a le droit d'être informée !<br /> <br /> <br /> <br />
S
<br /> <br /> Lila, avec la pilule que je prends, j'ai quand même une libido un peu cyclique, avec des moments plus forts que d'autres, et je suis sûre que c'est lié à la pilule/au cycle, vu la régularité du<br /> truc. Si c'est important pour toi, parles-en à ton médecin ! Je ne sais pas si je peux donner la marque sur un forum public ?<br /> <br /> <br /> Sinon, moi non plus, le gyneco que j'avais vu toute jeune fille et qui m'avait prescrit la pilule pour la première fois ne m'avait jamais prévenue des effets secondaires possibles, ou alors, je<br /> ne m'en souviens plus. je crois que j'étais fataliste et que je me disais "c'est normal" et puis voilà ( et je n'avais pas de point de comparaison, après tout, vu que je l'ai prise vraiment<br /> jeune)<br /> <br /> <br /> Petit Poison : je suis intéressée moi aussi par les bonnes adresses à Paris:) Tu as mon mail.<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> C'est tout à fait ce que je trouve choquant ! Tu n'avais pas de point de comparaison, on ne t'a rien dit ... Résultat, si comme beaucoup d'entre nous, tu as continué à prendre la même pilule 10,<br /> 15 ans, tu as pu passer à coté de "ta vraie libido" tout ce temps ...<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> <br /> Oui je suis à Paris ! J'avoue que si tu as une adresse, je suis preneuse ! (tu dois avoir mon adresse email)<br /> <br /> <br /> Je sais qu'il n'y a pas que la pillule, mais ça me semble le plus indiqué pour le moment. Déjà parce que je supporte bien la pillule. Et puis je ne pense pas qu'il y ait d'autre contraception<br /> adaptée à mon cas et avec laquelle je me sentirais à l'aise. Parce que je ne supporte pas l'implant. J'ai pensé au stérilet, mais ma gynéco précédente, en qui j'avais confiance, était plutôt<br /> réticente (elle m'a dit qu'elle m'em mettrait un si je le voulais absolument, mais qu'elle ne me le conseillais pas), et surtout il est possible que je choisisse de faire un enfant d'ici quelques<br /> temps, et je ne veux pas avoir à aller chez le médecin pour le faire retirer, je préfère pouvoir décider tranquillement et seule (enfin, avec mon homme bien sur, mais sans intervention d'un<br /> médecin) d'arrêter la pillule. <br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> J'imagine que tu as déjà pensé au patch et à l'anneau ... En tout cas, je me renseigne et je te tiens au courant. Et je te souhaite bonne route ! :D . Tu es plutôt vers quel coin ?<br /> <br /> <br /> <br />
L
<br /> <br /> J'ai eu la chance d'être suivie, plus jeune, avec une gynéco qui m'a tout de suite parlé de l'effet que la pillule pouvait avoir sur la libido entre autres effets secondaires de la pillule. Une<br /> gynéco qui a pris le temps de me présenter différentes contraceptions possibles, qui m'a donné la possibilité d'en tester plusieurs.<br /> <br /> <br /> J'ai pris la pillule de 17 à 23 ans. Je l'ai commencé quelques mois après le début de ma vie sexuelle. Et je n'ai pas eu l'impression qu'il y ait d'effets sur ma libido, en tout cas pas d'absence<br /> criante de celle-ci. <br /> <br /> <br /> Et puis à 23 ans, j'ai arrêté de la prendre même si j'étais en couple. Un peu par hasard, un peu par lassitude, un peu par curiosité (qu'est ce que ça donne sans hormones ?), pas mal je pense<br /> suite au cancer du sein de ma mère (même si ce n'était pas conscient à l'époque). Et j'ai clairement vu une différence de libido. La pillule ne l'avait pas diminuée, mais "régulée". J'avais une<br /> libido moyenne et régulière tout le temps. Depuis que je ne la prends plus, elle est très irrégulière, il y a des moments où elle est très forte, d'autres où je n'ai presque jamais envie de faire<br /> l'amour. C'est plus compliqué à gérer, en couple, mais je suis contente de connaître ça, d'accepter que mon corps ne soit pas prévisible. <br /> <br /> <br /> Là, je pense que je vais reprendre la pillule quelques temps, parce que sans contraception régulière, c'est quand même contraignant, surtout pour mon homme. Il faut que je me décide à aller voir<br /> un gynéco, mais difficile quand on en connait pas dans la ville où on vit...<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Merci pour ton témoignage, Lila ... Je ne peux sûrement pas t'aider pour trouver un bon gynéco, sauf si tu es sur Paris ou en région parisienne (j'ai un ami qui travaille au planning familial et<br /> qui est d'excellent conseil). Je comprends tout à fait que sans contraception régulière, les choses soient moins évidentes à gérer ... Mais il n'y a pas que la pilule ! :D Est-ce-que ça te<br /> convient, ou est-ce-un choix par défaut ? (La réponse : J'ai pas envie de répondre est tout à fait acceptée ici ! :D )<br /> <br /> <br /> <br />
F
<br /> <br /> Alors moi, je nuance, comme à mon habitude ;))<br /> <br /> <br /> Déjà, j'ai eu (la chance?) d'avoir certains gynécos (pas tous, et j'en fais collection, donc pas tous je suis d'accord alors que ça devrait être systématique) qui m'ont posé des questions sur ma<br /> vie sexuelle, d'éventuels problèmes pendant les rapports etc. Je suis absolument d'accord avec toi, ça devrait être systématisé et oui, ce devrait être une partie "obligée" de la consultation,<br /> libre à la patiente de répondre et de détailler ou pas, bien entendu.<br /> <br /> <br /> Pour les hormones et le désir, oui, c'est un fait, cela peut avoir un lien. Mais tu le sais, il n'est pas du tout évident de trouver une contraception non hormonale. Le DIU en cuivre a des effets<br /> secondaires pas négigeables (je les ai eus, je sais donc) qui peuvent ne pas forcément convenir à de très jeunes femmes. Et même si le DIU est tout à fait envisageable pour des femmes sans enfant<br /> (encore mon cas), il serait intéressant de savoir à partir de quel âge il peut être conseillé. Je doute que ce soit possible/recommandé juste après la puberté.<br /> Du coup, ça ne laisse pas beaucoup d'options, n'est-ce pas? Et moi, je comprends les parents de jeunes filles de vouloir que leur fille se protège et ne se fie pas qu'aux préservatifs. Ca me<br /> paraît important qu'elle ait elle aussi le contrôle de sa propre contraception. Du coup, ça me paraît logique de proposer la pillule. Et tout aussi logique de ne pas lui dire d'entrée de jeu<br /> "bon, tu sais, ça peut affecter ta libido". Laisser du temps à la jeune fille de découvrir la sexualité en confiance et en étant protégée. Et peut-être, dans un second temps, plus tard, lui en<br /> parler?<br /> Ton sujet est vraiment intéressant mais sincèrement à l'heure actuelle, compte tenu des propositions de contraception, je vois difficilement ce qui peut être envisageable pour une jeune fille à<br /> peine pubère et qui a besoin de contraception...<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Contente de te voir, je pensais à toi pas plus tard qu'il y a cinq minutes...<br /> <br /> <br /> J'ignorais tout à fait que les DIU en cuivre pouvaient avoir des effets secondaires, j'avoue. Et effectivement, je pense que ça n'est pas forcément la méthode la plus adaptée juste après la<br /> puberté. Mais quand même, de là à ne jamais s'être vue parler de cet effet secondaire possible, ni jamais vu proposé autre chose à plus de 25 ans, je trouve ça un peu gênant !<br /> <br /> <br /> Sinon, comme souvent, je suis d'accord avec toi sur la fin. Oui, il est logique que les parents de jeunes filles souhaitent les protéger au mieux, et le combo pilule+préservatif au début d'une<br /> relation est tout indiqué pour ça. Par contre, je ne suis pas d'accord avec l'idée que ça l'empècherait de découvrir la sexualité "en confiance", de connaître tous les effets secondaires. Je<br /> pense même qu'on trouverait ce "mensonge par omission" choquant, si on parlait d'un garçon. Je pense développer ça dans un article très vite, mais il me semble que ça a beaucoup à voir avec<br /> l'image de la femme moins portée sur le sexe que l'homme...<br /> <br /> <br /> Pour conclure, effectivement, la seule contraception réversible sans hormones, qui est le DIU au cuivre, est difficile à envisager chez une jeune fille à peine pubère. Mais j'ai l'espoir qu'entre<br /> les pilules de première, seconde ou troisième génération, le patch, l'anneau et l'implant, on arrive à trouver la bonne contraception pour chacune ! Encore faut-il que le médecin sache proposer<br /> d'en parler ...<br /> <br /> <br /> <br />