Cédille et la césarienne

Publié le 5 Décembre 2011

Cette note date d'il y a quelque temps. Cédille, c'est l'amie dont je parle dans ma précédente note. Je vous la poste maintenant pour vous expliquer comment ses questions m'ont permis de trouver mes réponses...

 

Il y a peu, je parlais avec une amie, Cédille, de son futur accouchement. Nous devisions un peu dans le vent, puisque Cédille n'est pas enceinte, pour le moment (pour ce que j'en sais :D )

 

Cédille me disait qu'elle n'accoucherait pas "par voie naturelle". En effet, elle souffre d'un "problème" qui rend probable une césarienne.

 

Une césarienne probable, donc. Mais souhaitable ?

 

Très profondément, je crois que mon amie souhaite une césarienne parce qu'elle est éffrayée par l'idée d'un accouchement "par voie basse". Ce qui n'est en rien un jugement de valeur ! Moi aussi, j'ai peur ... Et je pense qu'elle va gérer ça mieux que moi !

 

Comme on me l'a dit un jour, je crois qu'elle serait bien inspirée de lever sa peur le plus possible. Car il est possible que les choses ne se passent pas de cette façon. Ceci dit, s'il est possible de lui faire sa césarienne, même si le médecin pense que ce n'est pas pour de bonnes raisons, si ça la fait moins souffrir que de devoir se confronter à sa peur et sa douleur (physique et/ou morale) , pourquoi lui refuser ?


Je n'aurais pas tenu le même discours il y a encore peu, je crois. Mais je suis entrée dans une phase de réflexion où j'ai identifié mes peurs, mes souffrances, ce que je peux et ce que je dois surmonter, et ce qui n'a pas lieu d'être si ça peut être évité.

 

C'est la parabole de l'ancien alcoolique...


Un ancien alcoolique est en train de mourir de soif dans le désert. Il trouve un tonnelet de bière, le boit, a la vie sauve. Il ne ressent aucune culpabilité, car il n'a pas bu par plaisir ou par faiblesse. Dès lors, il n'a pas besoin de boire pour oublier. Et il continue à vivre sa vie ...

 

Un ancien alcoolique est dans une soirée avec des amis. Tout le monde le pousse à prendre un verre d'alcool, alors qu'il n'en a ni envie, ni besoin ... Il se dit que s'il craque, il se sentira lâche, et qu'il va sûrement replonger. Il sait qu'il peut aussi arriver à maîtriser son addiction. Mais il préfère éviter de jouer avec le feu...

 

Un autre exemple, qui m'a beaucoup parlé, ici !

 

Pour en venir à aujourd'hui, j'ai, comme mon amie, des doutes, des peurs, des choses que je peux endurer, d'autres qui me terrorrisent et qui risquent de me faire trop de mal. Mais en comprenant sincèrement son choix, ainsi que celui de la patiente de Dix Lunes, en les acceptant, et en étant comme soulagée d'appendre que pour cette patiente, tout s'est boen terminé, j'ai compris que moi non plus, je n'avais aucun besoin de souffrir et de me confronter au pire...

 

Rédigé par Apostille

Publié dans #Questions et réfléxions d'ordre général ...

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A
<br /> Je ne dis pas que c'est une mauvaise idée de travailler avant ; juste qu'il ne faut pas paniquer s'il y a encore des problèmes non résolus au moment où la grossesse arrive. :-)<br />
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A
<br /> <br /> Pas paniquer, pas paniquer... Je m'entraîne ! :P<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Je veux bien croire que la grossesse est un moment "d'évolution" privilégié. Mais je pense aussi qu'il y a un certain nombre de blocages psychologiques qui empêchent certains couples d'avoir un<br /> enfant. Donc de "débloquer" certains points en amont peut être une bonne chose...<br />
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A
<br /> <br /> Effectivement, c'est un point interresant que tu soulèves... Je ne sais pas si ça sera notre cas physiquement, mais d'un point de vue "intellectuel" (avec beaucoup de guillemets), le fait de me<br /> savoir comprise et soutenue dans mon souhait d'un parcours plus simple et moins anxiogène, ça compte...<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> C'est bien de réfléchir à ces questions-là avant, mais de toutes façons le temps de la grossesse est un temps de changement psychique intense (et, d'après ma psy, ça peut être un bon moment pour<br /> faire un travail sur soi, parce qu'on "progressera" beaucoup plus vite qu'en temps normal).<br /> <br /> <br /> Du coup, je ne pense pas qu'on puisse savoir à coup sûr ce qu'on veut pour son accouchement ou même les premiers mois du bébé avant d'avoir les deux pieds dedans. Ce n'est pas un jugement du type<br /> "tu n'es pas passée par là, quand tu y seras tu penseras comme moi" mais plutôt l'idée que chacune trouve ses réponses au moment où elle en a réellement besoin, pas forcément au moment où les<br /> questions restent encore théoriques.<br />
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A
<br /> <br /> Je comprends tout à fait ce que tu veux dire, et il est du domaine du possible qu'effectivement, tout change pour moi (comme pour beaucoup d'autres ^^) quand je serai enceinte (si ça arrive :p).<br /> Seulement, puisque tu es là depuis le début, tu sais que ça ne peut changer qu'en bien (vu que pour le moment mes phobies me pourrissent bien la vie :p ) , alors au pire, ça n'aura servi à rien.<br /> Ceci dit, c'est peut-être le bon momen pour moi, l'avant - pré - conception ^^<br /> <br /> <br /> <br />