Continuum mes fesses !
Publié le 27 Janvier 2013
J'ai re-parcouru "le concept du continuum", hier. (Oui, je lis vite.)
Vraiment, c'était une riche idée, vu qu'on a décidé d'une "méthode" qui n'est pas celle-ci. Si j'étais l'auteure du livre, je me dirais que je cherche à me faire douter toute seule...
Je ne vais pas faire une note de trois kilomètres de long, surtout que, pour le coup, je ne pratique pas vraiment le "maternage proximal" décrit dans ce livre.
Seulement, à la relecture, je me dis que tout ça c'est très sympa, mais que c'est difficile à mettre en place dans une société avec des cases, comme la notre... Même si je cododotais, portais et que j'allaitais à 100% à la demande ma fille, je ne suis pas sûre que le sommeil de son père serait bien en phase avec ses horaires de boulot. Anti-physiologiques au possible, mais vivre sans revenus, c'est quand même pas tout à fait ce qu'on envisage ! Et materner ma gosse, avec tout l'amour que j'ai pour elle, d'une façon qui exclut son père, ça, ça me semble vraiment une grosse connerie. La pire, en fait, je pense (encore une fois, dans notre contexte !)
Et puis un jour, je reprendrai le boulot, elle devra donc s'habituer à un cadre où elle ne sera pas forcément portée/cajolée comme à la maison... Est-ce-une raison pour moins répondre à ses besoins ? Probablement pas. En même temps, je n'arrive pas à ne pas me dire que si elle s'habitue petite à trouver certaines ressources en elle-même, elle souffrira peut-être moins de devoir s'acclimater.
Encore une fois, on en revient à l'idée "du réservoir d'amour/de confiance"... Est-ce-que plus on donne à un enfant, et plus il pourra aller loin sans nous ? Ou est-ce-qu'au contraire, il dépendra de nous pour tout ? Malgré les avis très tranchés que j'ai eus ici, et pour lesquels j'ai plein de respect, je n'arrive pas à foncer dans "le parentage proximal".
Est-ce-que je me sens mieux, en faisant moit/moit ? Oui, sans conteste. Je me dis que si A. a besoin d'autre chose, elle le dira... Par exemple, elle sait déjà très bien demander à être posée. Surtout, ne me dites pas que c'est parce qu'elle a déjà pris l'habitude de ne pas être dans l'état de plénitude absolue qu'elle ressent quand elle est portée...
Moi ce que je vois c'est que quand elle réclame le transat, je joue avec elle, et qu'elle babille et rit.
Je vois que quand je la porte, elle a l'air bien, qu'elle dorme ou non. Qu'elle ne dorme pas dans l'écharpe, c'est nouveau... J'avais tenté l'écharpe pour lui permettre de dormir, il y a quelque temps, ça a raté. Elle ne dormait pas mais elle râlait, puis pleurait. Peut-être à cause de ma propre culpabilité ..? Mais l'autre jour elle a passé un moment en écharpe à regarder le monde (en fait, les néons de B*tanic, alors que j'espérais qu'elle allait voir quelque chose, même si j'igorais quoi exactement, dans les grosses tâches de couleurs des fleurs et des feuillages), c'était chouette !
Je vois que là, elle dort bien (note rédigée à la suite de la précédente. Oui, elle dort toujours !).
Je vois que j'ai pris un peu de repos et rempli ce que j'estime être mes obligations, et que quand elle se réveillera et demandera sûrement à jouer, je serai dispose - et que je n'aurai rien à faire, et du coup, pas de stress.
Je vois que quand elle en aura marre de jouer, je pourrai la prendre en écharpe, et coudre ou faire le gâteau qu'on a promis d'amener chez Barbichu demain...
J'espère que j'aurai la force de garder confiance...