J'ai lu ... "Antidico du bébé"

Publié le 23 Février 2012

Et je ne sais pas bien quoi en dire ...

 

Jugez-en par vous-mêmes ...

 

"Ma femme et moi, inquiets, nous sommes assis à coté du berceau pour le réconforter. Le chef de service en entrant nous a demandé pourquoi nous restions là, il a alors articulé cette phrase inoubliable : "Cela ne sert à rien." J'ai vraiment appris la pédiatrie ce jour-là et je me suis rendu compte de l'absolue nécessité de penser et de parler autrement. "

 

" Il est du pouvoir des soignants de ne pas accroître démesurément [cette]inquiétude par un langage inopportun, mais d'éclairer les parents et de clarifier leur parcours. (...) Je pense que les médecins se sont arrogé le pouvoir de gérer la vie de leurs patients. Ce n'est plus seulement du pouvoir médical, mais cela s'approche d'une "dictature médicale" .

 

"Plus on répète de "non", plus ils perdent leur sens. Si on apsse son temps à dire "non, ne touche pas à ça, pour des chsoes qui pourraient être touchées, le "non" perd sons ens, il ne veut plus rien dire. Si on dit cent fois "non" à son enfant dans la journée, on finira par craquer (...) Il importe de ne dire "non" que dans les cas où l'on sait qu'on ne recluera pas (...) Pour conserver au "non" sa valeur, il faut le prononcer rarement.

 

Plus loin :

 

"Tomber enceinte" : (...) Aujourd'hui, on fantasme sur le fait de pouvoir être enceinte quand on veut, ce qui est globalement vrai, mais on continue à utiliser cette expression étonnante : "tomber enceinte ", dans laquelle la grossesse est conçue comme quelque chose de l'ordre de la chute (...) "

 

Seulement ...

 

" Je trouve qu'il est inadmissible de frapper quelqu'un au visage (...) mais les enfants peuvent comprendre qu' un moment ils sont allés trop loin et que leurs parents atteignent leurs limites. Une fessée sur la couche, geste plus symbolique que douloureux, peut alors être une façon de faire comprendre à l'enfant qu'il a atteint la limite du supportable, à condition que cela reste exceptionnel."

 

" L'alimentation au seinpeut véer un cercle vicieux. Le sein nourrit, il sent bon. Si on donne le sein à un bébé comme réponse à toute demande, et qu'il permet de calmer à la fois sa faim, ses inquiétudes et son besoin de tendresse, il devient la réponse à tout. (...) Cette situation donne à la mère un sentiment de toute-puissance, elle peut répondre à toutes les demandes de son enfant avec son sein. Le sein devient un doudou continu, et par contagion, la mère devient un doudou."

 

Le fond du propos n'est peut-être pas à jeter, puisqu'il s'agit de trouver un moyen de faire comprendre à l'enfant qu'il a dépassé les bornes, d'une part (à mon sens, la solution proposée n'est apas acceptable, en revanche), et, de l'autre coté, de lui apprendre à parfois "se consoler" seul. Mais je trouve la formulation un peu expéditive... Surtout quand il y a tout un chapitre sur le fait que les parents ne doivent pas se sentir coupables de ce qu'ils font et qu'ils veulent bien faire...

 

 

http://images-booknode.com/book_cover/10/full/antidico-du-bebe-10093.jpg

 

 

Malheureusement ...

 

" Ne pas vacciner, c'est maltraiter".

Pour quelqu'un qui dira dix pages plus loin "Il importe de se comporter en bonne fée grâe à un langagebienfaisant et non de jeter des mauvais sorts pae des mots malfaisants.", je trouve ça drôlement mal dit !!!

 

" La salle de travail est aujourd'hui devenue la "salle de naissance". C'est effectivement une salle où l'on nait, mais c'est aussi une salle ou l'on travaille, tout dépend de quel point de vue on se place.(...) il faut aussi concevoir que s'il y a un problème, si le nouveau-né a besoin d'une réanimation, le père va être témoin des manipulations nécessaires"

C'est moi où dans ce "l'on travaille" , il est plutôt question du personnel de l'hôpital que de la mère ? Ensuite, je trouve le propos cohérent, mais toutes les naissances ne ncessitent pas ce genre de gestes... Pourquoi alimenter la peur des parents, des pères surtout en l'occurence ? Alors que, si un problème arrive, ils sont assez grands pour pouvoir comprendre et admettre "Monsieur, sortez s'il vous plaît". Du moins, pour peu qu'on leur aie expliqué avant l'accouchement proprement dit que si on utilise cette "phrase clé", c'est en cas d'urgence, et qu'ils pourraient gêner la bonne marche de l'équipe à un moment où cela est dangereux ?

 

"La médecine a en effet révolutionné ;a vie moderne, celle des bébés et des mamans; sans elle, ce n'est pas une femme sur dix mille qui mourrait en couches mais une femme sur dix, et ce n'est aps un nouveau-né sur mille qui mourrait avant un an, mais un sur trois?"

C'est dommage, ces chiffres abherrants que rien ne prouve, pour lesquels l'auteur ne cite aucune source... Et ça vient gâcher toute la suite du paragraphe, pourtant pas trop mal... : "Je respecte la médicalisation efficace même si je hais la fallacieuse mainmise de la médecine sur la vie, cette intrusion du médical dans a vie de tous les jours, qu'on peut appeler "surmédicalisation".

 

Je crois que ce dernier exemple résume parfaitement mon avis sur le livre : je trouve extrèmement dommage que le livre ne comporte aucune référence, jamais. Lorsqu'on aborde l'éducation, la psychologie, pourquoi pas...? Mais quand il s'agit de parler de faits scientifiques, mesurables, comme les résultats (probants ou non) des campagnes de vaccination, l'intérêt du décalottage (ça m'a laissé particulièrement perplexe) ou le danger - ou non de clamper le cordon, je trouve que cette abscence est regrettable.

Surtout quand elle est assortie de propos aussi autoritaires et mal ficelés que ceux à propos de la vaccination (je reconnais que la formulation me choque. Alors que je n'ai pas de position sur es vaccins, je réfléchis encore.), et alros que le sujet du livre est justement de prendre garde aux mots...

 

Bref, j'ai été assez déçue finalement, parce que je ne sais pas si démarche n'est pas sincère. Si elle l'est, elle aurait mérité d'être plus aboutie. Mais l'impression que j'ai, c'est que l'auteur n'est finalement capables que de minuscules compromis, mais pour mieux asseoir son autorité de soignant qui, lui, parce qu'il a réfléchi, sait ce qui est bon pour vous, et au sujet de quoi il peut vous juger. Dommage ...

 

Rédigé par Apostille

Publié dans #J'ai lu ...

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M
<br /> Mouais, tu m'as pas trop donner envie de le lire sachant que je ne l'ai même pas...<br />
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A
<br /> <br /> Honnètement, c'était pas le but... :)<br /> <br /> <br /> <br />