La gynéco qui commence mal - Suite et fin !

Publié le 15 Octobre 2011

Accouchement

 

 

(Encore une fois, je raisonne à partir d'un accouchement « physiologique »)

 

- Je souhaite très fermement que mon accouchement ne soit pas déclenché, sauf dépassement important du terme. Même si je dois rentrer chez moi pour revenir le lendemain !

 

- Je souhaite que le nombre de TV soit réduit au strict minimum, ainsi que le recommande l'OMS. Je ne désire pas être examinée par un(e) personne en apprentissage, en plus de la sage-femme et/ou du médecin, sauf si nous avons un contact particulièrement satisfaisant. Nous accepterons éventuellement la présence de cette personne en tant que spectateur à l'accouchement, sous réserve que la question nous soit posée le jour de l'accouchement, mais le plus tôt possible dans le déroulement.

 

- Je souhaite pouvoir me mouvoir librement pendant toutes les phases du travail, expulsion comprise. Si le monitoring fœtal m'impose la position « classique », je souhaite que l'on évite de l'utiliser en continu.

 

- Je demande, sauf urgence absolue, à être consultée avant toute administration médicamenteuse, particulièrement d'ocytocine. Si pour une raison ou une autre je ne peux m'exprimer, je souhaite que mon mari soit tenu informé pour moi, et fasse valoir nos choix auprès de l'équipe médicale.

 

- En cas d'urgence absolue, je demande à ce que l'on m'informe de ce qui se passe, sans délai.

 

- Je ne souhaite pas d'épisiotomie. J'ai bien entendu vos arguments sur la difficulté de prévoir comment une déchirure naturelle peut se passer, mais j'y suis fermement opposée pour moi. Je comprends tout à fait que le jour J, la question me soit à nouveau posée si le médecin et/ou la sage-femme le juge nécessaire, mais je me réserve le droit de maintenir mon refus.

 

(...)

 

J'espère sincèrement recevoir une réponse favorable de votre part, sous forme de courrier, ou une invitation à reprendre rendez-vous. Une absence de réponse me serait pénible, car je pense que vous ne pouvez pas n'avoir rien à dire, sachant que cela équivaudrait de fait à m'envoyer ailleurs sans m'expliquer vos motivations.

 

(...)

Rédigé par Apostille

Publié dans #La Vraie vie d'Apostille

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C
Mon blog s'intitule "Intimité écorchée". Je viens de découvrir le vôtre. J'ai eu 3 beaux enfants. La naissance à la maison est merveilleuse car respectueuse. Aucune garantie du choix de la personne en structure hospitalière. Donc aucune garantie du respect de mes projets de naissance. Mon livre reprend cette thématique de l'intimité féminine en milieu médical. Qui doit être gêne? Patiente ou médecin ? Les rôles sont parfois inversés à mon sens...Bonne route
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M
<br /> Sur l'épisiotomie, je pensais comme toi. En fait, c'est un des trucs que je ne voulais vraiment, vraiment pas. Je savais que ma maternité n'en faisait pas systématiquement, mais ça restait<br /> assez probable...<br /> <br /> <br /> Et donc j'en ai parlé avec mon obstétricien. Il est vraiment top, très sympa et très pédagogue, on a eu un super contact tous les deux dès mon premier rendez-vous avec lui, et je savais que ce<br /> serait lui qui serait là pour mon accouchement.<br /> <br /> <br /> Je lui ai dit "sauf si c'est vraiment indispensable, et je sais que ça peut arriver, je ne veux pas d'épisiotomie". Il m'a expliqué comment ça se pratique, à quoi ça sert, et pourquoi il ne<br /> pouvait pas me dire d'avance s'il en ferait une ou pas (il ne pouvait pas savoir d'avance si, en situation, mon périnée serait assez souple). Il m'a répété qu'il n'en faisait pas<br /> systématiquement, qu'il avait souvent des patientes qui n'en avaient pas, et que ça ne lui posait pas de problème de laisser se faire une petite déchirure plutôt que de faire une épisiotomie.<br /> <br /> <br /> Je lui fais entièrement confiance, et ce qu'il m'a dit m'a beaucoup rassurée. Je pensais terminer la conversation là en lui disant "en tout cas, je vous fais confiance, mais je vous demande<br /> juste, au moment de l'accouchement, de me prévenir avant de faire l'épisiotomie, le cas échéant". Et là, à ma grande surprise, il s'est exclamé : "non !". Je l'ai regardé très surprise, et il m'a<br /> expliqué : avant de travailler dans ma maternité privée, il a passé quelques années dans un hôpital public, où il n'était, donc, appelé que pour les accouchements un peu délicats ou les gestes<br /> particuliers. Et il m'a raconté comment il a entendu là-bas des sages-femmes qui, pour "encourager" des femmes à pousser, leur disaient "allez, du nerf, sinon on coupe !" ce qui avait évidemment<br /> pour effet de les terrifier... Donc, me dit-il, il ne me préviendrait pas le moment venu, d'autant plus que la décision de faire ou pas l'épisiotomie se prend au tout dernier moment, très<br /> rapidement. En revanche, il s'est engagé à m'expliquer par la suite tout ce qu'il aurait fait au cours de l'accouchement, répondre à toutes mes questions et revenir sur tout ce dont j'aurais<br /> envie de parler. Il a tenu parole, d'ailleurs.<br /> <br /> <br /> Et au final... pas d'épisiotomie pour moi. Des forceps, par contre, mais il m'a bien expliqué ce qu'il faisait et pourquoi et je me suis sentie écoutée et soutenue tout au long de l'accouchement.<br /> <br /> <br /> Voilà, je me suis dit que ça t'aiderait peut-être que je te raconte ça. Après, tu en fais ce que tu veux évidemment, chaque femme est différente. Et même mon super obstétricien que j'aime ne<br /> serait peut-être pas le meilleur médecin pour toi. J'espère en tout cas que tu trouveras celui/celle qui te convient.<br /> <br /> <br /> (et évidemment, je ne veux rien généraliser ni sur les obstétriciens, ni sur les sages-femmes, ni sur les hôpitaux et les cliniques. Il y a du bon et du moins bon partout, et malheureusement<br /> c'est souvent très difficile de savoir par avance sur qui/quoi on va tomber).<br />
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A
<br /> <br /> Je comprends tout à fait qu'on ne puisse pas savoir à l'avance comment le corps se comportera dans une situtation inédite... Ceci dit, un médecin qui accepte l'idée d'une petite déchirure sur<br /> demande de la patiente, je vote pour :)<br /> <br /> <br /> Par contre, je suis moins d'accord avec la fin. Il n'est pas obligé de se servir de l'épisio comme "moteur", il peut aussi ne rien dire, jusqu'au moment fatidique, et là se fendre d'un "écoutez,<br /> il va falloir couper un peu, on en a parlé, ça va bien se passer". De plus, je suis personnellement plutôt partante pour essayer (on verra le moment venu, si c'est jouable) d'accoucher sans<br /> péridurale. Donc, j'imagine que si on devait me faire une incision, je la sentirai ! Dans tous les cas, moi, je préfère être prévenue. C'est mon avis, mais l'essentiel, c'est que la patiente et<br /> le médecin soient en accord !<br /> <br /> <br /> Et si tu t'es sentie écoutée et soutenue, que tu as un bon souvenir de l'accouchement malgré les forceps, je pense que c'est le principal (dans la limite où je crois savoir que M. est en grande<br /> forme ! )<br /> <br /> <br /> Plus que 15 ? :D<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> Tu as envoyé le courrier ? T'as eu une réponse ?<br />
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A
<br /> <br /> Ca arrive :)<br /> <br /> <br /> <br />
A
<br /> <br /> Je t'ai envoyé un mail sur ton adresse "poison rouge". :-)<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Réponse envoyée !<br /> <br /> <br /> <br />