La gynéco qui commence mal - Suite
Publié le 5 Octobre 2011
Suite de la lettre ...
Ainsi, je vous informe par la présente que j'ai d'ores et déjà pris choisi certaines orientations, dans le cadre d'une grossesse et d'un accouchement « physiologiques », sans aucun problème particulier. Faute de quoi tout se révélerait différent, j'en ai conscience. Mais comme vous me le faisiez remarquer, il y a des dizaines de pathologies plus ou moins graves qui peuvent venir gêner le déroulement d'un accouchement, et, comme je ne les connais pas, je préfère concentrer pour le moment mon propos et mes réflexions sur un accouchement qui « se passe normalement », comme dans 90% des cas (Là encore, je vous cite.)
Il est du domaine du possible que certaines décisions évoluent en cours de grossesse, mais je pense qu'il vaut mieux et pour vous, et pour moi, partir de l'idée que cela ne sera pas le cas. En effet, si mon avis vient à se modifier, j'aurai alors tendance à abonder dans votre sens, ce qui ne peut pas détériorer nos relations. Le contraire serait par contre susceptible de générer des conflits que je souhaite éviter.
Voici mes toutes premières requêtes :
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Grossesse
- Malgré vos explications, (là encore, je reconnais une maladresse de ma part dans le choix du moment où j'ai abordé ce qui, pour moi, représente un problème extrêmement complexe et « bloquant »), je demande avec insistance à ne pas subir une première échographie endo-vaginale.
Dans tous les cas, je demande que la première rencontre que mon mari et moi ferons avec notre enfant à 12 semaines environ ne se déroule pas à travers une écho EV.
Si la première échographie effectuée par voie abdominale ne permet pas de mesurer la clarté nucale, je demande à être informée de toutes les méthodes possibles de dépistage de la trisomie, afin de faire mon choix avec le père mon enfant. Si elle ne permet pas de connaîtresuffisamment de détails sur l'état de mon col, elle sera éventuellement complétée par une examen différé, auquel mon mari n'assistera pas. En ce qui concerne les autres renseignements que seule l'échographie EV peut fournir, je suis à votre écoute. Je souhaite que vous m'en donniez « la liste », et que vous m'indiquiez si ont peut obtenir ces renseignements autrement (y compris par des méthodes que vous jugez tout à fait fiables mais qui ne sont pas prises en charge par la sécurité sociale.)
A ce propos, je ne trouve malhabiles certaines de vos paroles :
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« Ça ne peut pas faire mal »
Ma dernière échographie endo-vaginale (pour un kyste fonctionnel à l'ovaire droit) m'a fait très mal. Sûrement à cause de la pathologie qu'elle servait justement à surveiller, ou de la crispation (personne n'avait jugé utile de me prévenir qu'il s'agirait d'une échographie « interne », je n'étais donc pas du tout à l'aise, pas vêtue de façon optimale, pas accompagnée alors que je l'aurais souhaité... ),
De même, l'échographe m'avait déjà assuré que je ne pourrais pas ressentir de douleur, de même que le gynécologue qui m'a fat une biopsie du col sans anesthésie, et dans les deux cas, j'ai eu très mal. Vous conviendrez que je n'aie pas du tout envie de retenter l'expérience !
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« La sonde est plus petite qu'un pénis »
J'ai souri avec vous à cette évocation. Sauf qu'en général, lorsqu'une verge se présente à l'entrée d'un vagin, elle y est invitée. Ce qui est très loin des conditions d'un examen médical, d'un point de vue psychologique comme d'un point de vue physiologique !
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« Vous aurez d'autres préoccupations ce jour-là »
Cette phrase en particulier me gène, et m'empêche de considérer notre entrevue comme une franche réussite. Elle est sûrement le résultat des circonstances (nous finissions de parler dans le couloir, vous souhaitiez me rassurer avec humour) , mais elle sous-entend que le jour où je serai enceinte, j'accepterai d'abdiquer ma pudeur. J'espère de tout cœur que cela ne sera pas le cas. Je suis consciente que ça ne facilitera pas nécessairement le travail de l'équipe médicale, mais je crois que mon bien-être psychologique est aussi important que ma bonne santé physique (du moins, tant qu'aucun problème de santé n'est décelé, ou suggéré par des symptômes). Pour faire preuve d'honnêteté, je travaille actuellement à comprendre et rationaliser mes peurs, dans l'optique de les dompter. Mais je le redis avec force, j'espère que ma pudeur et ma volonté de comprendre les examens auxquels je me prête ne disparaitront pas parce que je serai enceinte.
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Quelques secondes après, vous avez dit que grâce à l'échographie endo-vaginale, « on vous fait grâce des touchers vaginaux jusqu'au 6-7e mois ».
Là encore, je trouve que la formulation n'est pas très heureuse. Je ne crois pas en l'utilité de cet examen, qui n'est pas pratiqué dans des pays européens qui me semblent tout à fait comparables à la France en terme de santé des populations (Angleterre, Espagne, Pays-Bas entre autres), et ce sans incidence notable sur le déroulement des grossesses . C'est pourquoi je ne pense m'y soumettre que si des symptômes apparaissent qui laissent présager que quelque chose ne va pas. Quoiqu'il en soit, « me faire grâce » sous-entend que je n'ai pas mon mot à dire ...
Suite et fin très vite !