La venue au monde de Miss A. (1)
Publié le 4 Janvier 2013
Comme je l'ai déjà dit ici, je pense que mon expérience n'a aucun intérêt pour qui que ce soit, en tant que telle.. Les "concours" à base de "qui a eu le plus de points / les plus grosses vergetures" ne m'intéressent pas...
En revanche, c'est une expérience qui a été vécue, dans le vrai monde, qui peut donner des idées, des pistes de réflexion.C'est pour ça que je vais essayer de vous la livrer le plus fidèlement possible.
Pour ce faire, il va falloir, à certains moments, que j'entre dans les détails... Cela ne me gène pas dans le sens où je ne connais pas la plupart d'entre vous, et ou ceux et celle que je connais, je les connais assez bien pour parler ouvertement devant eux. Et surtout, ça me vient à l'écriture et c'est sûrement le plus juste, car, même si l'accouchement de mes rêves n'a pas eu lieu, je suis en paix avec ce qui s'est passé... (Edit le 03.01 : au vu de la note d'hier, peut-être pas tout à fait, mais ça va.)
Une de mes amies m'a dit, ainsi que la psy de l'hôpital (qui met un point d'honneur à passer dans toutes les chambres pour proposer un premier contact, grâces lui soient rendues !) que presque tous les accouchements laissent des questions non résolues, y compris ceux qui se passaient comme on les avait rêvés. Le mien, comme vous le lirez, laisse effectivement un grosse inconnue, et un ou deux regrets, mais pas de gêne, pas de honte... Et ça (surtout vu mon histoire), c'est déjà pas mal !
En revanche, si vous souhaitez vous épargner les détails techniques, ne lisez pas cette note et les deux suivantes !
Mercredi 5 Décembre.
5h30
J'ai toujours dit que mon enfant naîtrait le 6 Décembre... Quand son père se réveille, je lui annonce qu'il va devoir garder son portable, le pré-travail a commencé.(Il m'a dit après qu'il avait tout de suite compris à voir mon sourire...) Ca fait deux heures que je ne dors plus. Les douleurs sont tout à fait supportables, mais je suis sûre que le début du travail est imminent. Les contractions s'estompent un peu pendant le petit dej, et je me sens bien. Il va travailler...
Pendant la journée, je sens des contractions très irrégulières, assez peu douloureuses. Je vaque à mes occupations (d'ailleurs, ce jour-là, j'ai fait une cape de bain !) jusqu'à environ 18h / 18h30, où je commence à avoir un peu mal. Comme une douleur de règles, supportable, mais c'est mieux si je m'allonge au calme... Ce que je fais.
18h
Mon amour rentre du travail. J'ai encore des contractions irrégulières, mais ça va ! On papote, on dîne, on se cale devant la télé...
21h
Ca se rapproche, ça commence à faire mal. Supportable, mais mal. Les contractions sont espacées de 12-13 minutes environ. Je sens bien que quelque chose va se passer cette nuit, alors je prends un bain et un Spasfon pour vérifier si ça se calme ou pas (auquel cas, ça sera signe que le vrai travail a débuté) pour prévenir notre sage-femme.
22h
Les douleurs ne se calment pas, les contractions sont à présent plus rapprochées (9 minutes environ.)
Je vais bien, mon chéri m'aide à les gérer à l'aide de positions et de "techniques" que nous avons appris à nos cours d'hapto. Tout va bien... On essaie de dormir un peu.
23h
Je vais bien, mais dormir, pas possible... Je laisse mon chéri dormir quelques minutes, et je me soulage avec le ballon. Rythme des contractions : 8 minutes...
Minuit.
La sage-femme rappelle. Elle me confirme, d'après mon récit, que le travail a commencé. Elle me dit qu'il y a encore le temps avant de partir pour la maternité, que nous pouvons faire avancer encore le travail chez nous. Elle nous recommande de ne pas traîner quand les contractions sont toutes les trois-quatre minutes, et de la rappeler quand nous partons...