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Publié le 5 Février 2012

En rédigeant ma réponse au com' de Sopotom, je me suis rendue compte qu'il y a quelque chose que je n'ai jamais formalisé sur ce blog.

 

Au tout début de cette longue quête vers le bon médecin, j'ai crée ce blog pour témoigner, et aussi me sentir moins seule aussi avec une vision "différente" des choses. J'avais remarqué que dès qu'on touche à ces sujets, cela a tendance à déclencher des réactions épidermiques. Ce qui est d'autant plus difficile qu'il s'agit de sujets très intimes, exposés de façon très crue ... (A titre d'exemple, quand j'entends un homme dire "elle était dilatée à 7", j'ai envie de mettre des baffes.)

 

Pour ne pas me sentir jugée, et surtout incomprise, j'ai longtemps été tentée (et je tire mon chapeau à celles qui n'ont pas de problème pour assumer) de lâcher l'affaire, voire de me laisser faire parce que "après tout, toutes les femmes - ou presque - y passent, alors, c'est pas si terrible."  Puis, quand j'ai été un peu plus sûre de moi, que j'ai eu un peu moins peur de mon propre corps et de toutes les mââââladies qu'il peut cacher, j'ai évité le plus possible la confrontation ( merci l'implant) ce qui, au final, m'a conduit à jeter le bébé avec l'eau du bain, et à ne plus me faire suivre du tout. Je doute que ça aie été une super idée même si, au final, je vais parfaitement bien.

 

Alors, j'ai poursuivi mes réflexions, étoffé le propos, tenté de proposer des pistes, des liens, des idées, pour que les femmes, les couples , les gens avec ou sans enfant, avec ou sans projet d'enfants, les hommes (qui sont concernés à d'autres titres, mais qui sont personna tout à fait grata ici ) qui ne se sentent pas en accord avec la vision du suivi médical de la femme, de la grossesse et de l'accouchement qu'on nous propose aujourd'hui en France sachent qu'ils / elles ne sont pas seul(e)s, et qu'il y a des chemins de traverse, en attendant mieux !

 

Tout ça pour dire que, si j'écris à propos de mon cheminement, de mon expérience, parce que c'est une histoire que je connais bien, mes colonnes sont ouvertes à tous ceux et celles qui ont envie de pousser un coup de gueule, de remercier quelqu'un, de partager une réflexion, sans avoir l'envie , le temps, la nécessité de créer un espace pour ça.

 

Un AAD qui s'est merveilleusement passé, un médecin qui ne payait pas de mine à qui finalement s'est avéré génial, une sage-femme rencontrée la veille et qui a été parfaite, la tronche du carabin quand vous avez osé dire non, toutes ces petites et grandes victoires sont autant de revanches, autant d'encouragemets pour ceux et celles qui suivent ...

 

A l'inverse et malgré la tristesse et la colère que ça ne manquera pas de provoquer, vous pouvez aussi venir nous raconter votre peine, votre colère. Parce que non, ce n'est pas normal que vous ayez été traité(e) de façon irrespectueuse, et parce que vous n'avez pas à en avoir honte.

 

A vos claviers...

Rédigé par Apostille

Publié dans #On vous écoute !

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C
<br /> c'est "marrant" ça... mon arrière grand mère maternelle est morte d'une hémorragie de la délivrance lors d'un "AAD" en 1935.... ma grand mère avait 5 ans, a été traumatisée par cette perte (et on<br /> le comprend aisément)... ma mère a accouché 2 fois et 2 fois par césarienne. La mère de mon conjoint idem... c'est juste pour dire que le projet d'un AAD ça peut aussi "casser la trame<br /> familiale", la transformer.... après je pense sincèrement que l'on peut vivre un très bel accouchement (là je me place du côté de la femme et de l'homme, pas de la naissance du bébé même si c'est<br /> lié il me semble) à l'hôpital, avec un projet... je ne pense pas que AAD comme à l'air de dire mes commentaires ;-)<br />
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A
<br /> <br /> Non, non, tes commentairs sont très clairs :)<br /> <br /> <br /> Effectivement, je pense que cet accouchement sera de toute façon très différent des autres. LA génération de mes grands-mères n'a connu quasiment aucune médication ni suivi, aprce que ça<br /> n'existait guère ... Et c'était fort dommageable, évidemment. Celle de ma mère (et de la tienne sûrement, on ne doit pas avoir des masses d'écart) a été la première à bénéficier d'un progrès de<br /> ce coté-là, ce qui, à mon avis, rend cette génération plus confiante en la médecine et le progrès... Pour de nombreuses femmes aujourd'hui, ce dernier va trop loin, et c'est une posture difficile<br /> à assumer par rapport à tout cet historique ...<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> ahhh et pour le lien par DIx Lunes... en fait elle a partagé ton blog sur sa page facebook et je suis venue voir, tout simplement ;-)<br />
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A
<br /> <br /> Ca explique tout ... merci !<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> non non je suis dans le 31 ;-)<br /> <br /> <br /> POur l'AAD, je préciserai juste que pour notre 1er enfant, j'ai dit à mon homme que j'avais pris un rv avec une sage femme libérale... pour le suivi il était ok mais il m'a demandé pourquoi celle<br /> là? heuuuu ben parce qu'elle accompagne des AAD... et là il me reconfirme ce qu'il m'avait déjà dit : "je ne suis pas pour" (c'"tait sa phrase)... mais il était ok pour la rencontrer et faire un<br /> suivi avec elle si le contact était bon (un suivi n'engageait pas à un AAD) et lors de la 1ère consultation, nous avons posé toutes nos questions et il disait presque oui le jour même! alors<br /> autant te dire que dès le 2nd mois, il était acquis à la cause ;-)<br /> <br /> <br /> mais aucune pression,  j'avais accepté l'idée de peut être accoucher en hôpital/clinique avec un projet... depuis "MA" (;-)) sage femme accompagne aussi en plateau technique! mais pour moi<br /> la maison c'est vraiment le must ;-)<br />
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A
<br /> <br /> Je doute fortement que quelqu'un arrive à faire changer d'avis mon amoureux, par suite entre autres d'une histoire familiale marquée par un AAD qui s'est très, très mal déroulé - mais<br /> heureusement bien fini (précisons le contexte, c'était dans les années 30, donc rien à voir avec les AAD d'aujourd'hui. Ceci dit, le récit du calvaire des parents - le père surtout, dans ce<br /> cas-là- nous a profondément marqué. C'est difficile de "se détcher" de cette peur lorsque'elle a touché des proches... )<br /> <br /> <br /> L'essentiel, c'est de trouver ce qui convient à son couple... Et c'est chouette que ça soit votre cas ! :)<br /> <br /> <br /> <br />
C
<br /> bonsoir,<br /> <br /> <br /> Je découvre ton blog par le blog de Dix Lunes, que je suis régulièrement.<br /> <br /> <br /> J'ai lu quelques articles, parfois en diagonale... la fatigue, l'heure un peu tardive et une écriture beaucoup trop petite au goût de mes yeux ont eu raison de mon envie de te lire...!<br /> <br /> <br /> Je ne sais pas trop pourquoi je t'écris... une envie de te rassurer peut être? de partager certainement. Je viens d'accoucher de notre 2nd enfant... nos 2 enfants sont nés à la maison, par choix,<br /> avec une sage femme géniallissime qui nous a accompagné du début de grossesse, lors de l'accouchement, du suivi post partum et lors de la 1ère année de notre enfant (et ce sera pareil pour le<br /> 2nd).... je comprends l'envie/le besoin d'intimité, de respect, le fait que les "obligations" du monde médical soient vécus comme de vraies violations d'intimité et ne soient pas du "détails",<br /> moi aussi j'ai beaucoup lu avant d'être enceinte la 1ère fois... je ne voulais pas vivre un 1er accouchement "raté" pour me poser des questions, faire des choix, réparer. Et les choix que nous<br /> avons fait, nous les avons fait ensemble avec mon conjoint, nous étions 2 dans un projet commun et oui c'est important.<br /> <br /> <br /> Tu sembles aimer lire... je te livre mes bouquins fétiches de la naissance... j'en ai lu pleins, j'ai une vraie bibliothèque spécialisée lol!!! mais mes fétiches depuis 2 ans ce sont :<br /> <br /> <br /> - "j'accouche bientôt et j'ai peur de la douleur" de maitie trelaun<br /> <br /> <br /> -"intimes naissances : choisir d'accoucher à la maison" d'un collectif<br /> <br /> <br /> -"la naissanc orgasmique" (2 auteurs femmes dont je ne me souviens pas par coeur)<br /> <br /> <br /> ... oui avant même d'accoucher j'avais la certitude que mon corps sait accoucher, il est programmé pour ça et qu'il fallait donc que je le suive, que je l'écoute, que je lui fasse confiance.<br /> <br /> <br /> ... je me suis préparée à accueillir la douleur, à la vivre<br /> <br /> <br /> ... mes 2 accouchements sont 2 supers moments, que j'ai très bien vécus même si y'a eu de la douleur (et non de la souffrance) et si un jour y'a un 3ème, on repartira sur le même projet! comment<br /> pourrais-je donner naissance ailleurs que chez moi? c'est là que j'y suis le mieux!<br /> <br /> <br /> bref... un commentaire décousu... des impressions et du partage!<br />
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A
<br /> <br /> Bonsoir et bienvenue !<br /> <br /> <br /> Par curiosité, tu n'es pas la première à me dire que tu arrives ici via Dix Lunes, mais je ne crois être citée nulle part, à part peut-être dans les com's... Tu peux m'aider à résoudre ce mystère<br /> ? :)<br /> <br /> <br /> J'ai changé les tailles de typo, parce que c'est vrai que j'écris dense, et que ce n'était pas bien gros. J'espère que ç'est mieux :)<br /> <br /> <br /> Je te remercie de ton témoignage. Je ne le trouve pas décousu du tout, mais dès qu'on touche à ce domaine, on touche à l'émotion, au ressenti... C'est normal que ça ne soit pas linéaire, je<br /> crois. En tout cas, quand on envisage la grossesse (et la naissance qui la clôt) comme un tout (la suite d'une histoire, c'est un processus psysique, psychique....) et pas comme une pure affaire<br /> médicale ;D<br /> <br /> <br /> Pour ma part, la naissance à la maison n'est pas tellement envisageable (pour le moment du moins, ça reste susceptible d'évoluer) car mon cher et tendre a vraiment peur des conséquences<br /> possibles, et que je le comprends, même si j'ai moins de craintes. Comme je souhaite vraiment qu'il aie l'espace de s'exprimer dans tous les choix qui ont rapport à notre (futur) enfant et à<br /> cette grossesse partagée (c'est notre façon de voir, je comprends que chaque couple est différent !) , nous avons donc choisi de faire tout notre possible pour faire respecter nos choix au sein<br /> d'un hôpital qui, paraît-il, est assez "ouvert". En espérant que, comme tu l'évoques, cet accouchement ne soit pas "raté". D'autant que pour le moment, il paraît probable que nous n'en vivions<br /> qu'un. Ce qui, je me rends compte en l'écrivant, génère pas mal de pression...<br /> <br /> <br /> Je te remercie beaucoup pour la biblio-express, je vais voir si je dégote ça! (Tu serais pas dans le 43 ou le 63 ? :p )<br /> <br /> <br /> <br />