Tokophobe, moi ?
Publié le 14 Décembre 2011
En préparant les notes qui dorment encore (dans la petite réserve de posts que j'essaie d'organiser d'une façon à peu près logique, au lieu de vous livrer tout en vrac), et avant que la grande révélation (qui va suivre) ne m'attappe en pleine tête, :D j'avais croisé ce mot : TOKOPHOBIE.
Il signifie une peur très forte (du domaine des phobies, donc pas forcément rationnelle, impossible à maitriser malgré l'envie que l'on peut en avoir) de l'accouchement. J'ai bien dit "de l'accouchement",et pas "d'accoucher", car elle touche aussi des hommes ...
" La tokophobie peut être primaire (avant le premier accouchement) ou induite par un accouchement très mal vécu. Elle peut avoir des conséquences plus ou moins éprouvantes, allant de la demande très forte d'une césarienne à un refus total d'avoir des enfants "biologiques", voire à l'IVG et/ou la stérilisation volontaire. Souvent, les tokophobes ont peur de l'accouchement à cause du sang, de la douleur, voire du danger et de la mort - qui reste, malgré tout, possible, bien qu'heureusement rare. " (D'après Wiki)
Evidemment, j'en suis venue à me poser la question suivante : Suis-je tokophobe ?
Ben non, ma brav'dame. Point du tout.
Je ne suis tellement pas tokophobe que je n'envisage pas une seule seconde que je puisse avoir besoin de qui que ce soit (à part le père de l'enfant ) pour accoucher, sauf en cas de complication médicale repérée avant l'accouchement*.
Même si je conçois tout à fait qu'être assistée d'une sage-femme et/ou d'un gynécologue est une sécurité très importante pour la santé de mère et de l'enfant, et que je n'envisage pas d'accouchement non assisté (ANA) pour moi, je pense que dans les 98% de grossesses et d'accouchements qui se passent tout à fait bien, la femme accouchante n'a besoin d'aucune médication que ce soit. Voilà ce que je pense, au plan physique.
En revanche sur le plan moral, psychique, une femme et/ou un père, un couple, peut avoir des besoins tout à fait diffèrents. Et mon besoin à moi (qu'on pourra "confronter" ici à celui de mon probable co-futur-parent, s'il en a en l'envie), c'est du respect. Que l'on me laisse faire mon chemin, dans mon corps, à mon ryhtme, en étant là pour me soutenir si j'ai peur et si j'ai mal, et qu'on intervienne si la situation l'exige, toujours en se rappellant que je suis une personne, pas une vache, et que j'ai besoin que l'on m'explique ce que l'on me fait - va me faire.
Rien de plus ...
*Comme toujours, lecteur, je te le re-re-redis, je n'irai pas plus loin... Je te préviens,j'irais pas à Paris... Je pars du principe que nous avons 98% de chances que tout se passe bien. Donc je réfléchis à partir de cette base, et si c'est aps le cas, on s'adaptera !