Les dangers du cododo ...?
Publié le 12 Janvier 2012
Ce midi, je comptais vous parler de tout à fait autre chose (et sûrement fêter le début d'une nouvelle rubrique) quand, parcourant les news, j'ai lu une histoire affreuse. Celle de deux parents qui ont malencontreusement étouffé leur bébé, dans le lit qu'ils partageaient ...
Cette histoire est un drame, d'autant que la première fille de ces personnes est décédée dans les mêmes circonstances... Je plains sincèrement ces gens.
Cela doit être en partie pour ça que les réflexions que j'aie lues à ce propos m'ont profondément outrée. Le cododo peut effectivement, s'il est mal pratiqué -car même avec la meilleure volonté du monde, personne n'a la science infuse- faire courir des dangers au bébé. Tout comme il peut, suivant les circonstances, et s'il est bien géré, être un vrai "plus" pour tout le monde... Il pourrait même, selon certains scientifiques, réduire les risques de MSN, parce que l'enfant synchronise sa respiration sur celle des adultes. Je parle là de la "vraie" MSN (au sens lexical), celle qui ne s'explique pas. En revanche, il est vrai qu'un lit commun mal adapté présente plus de risques d'hyperthermie, de chute ou d'étouffement sous la couette qu'un lit de bébé, qui est généralement conçu et équipé pour limiter ces risques ...
La question n'est pas de savoir si nous, spectateurs de cette triste affaire, sommes "pour" ou "contre" le cododo.
Personnellement, n'ayant pas d'enfants, je suis neutre, attentive aux arguments des deux bords*. Ainsi, je sais que rien n'est tout blanc ou tout noir, dans ce domaine-là comme dans bien d'autres (peut-être même tous, quand il s'agit d'élever un petit humain), et que je trouve que se servir de ce fait divers tragique pour juger les parents qui cododotent, surtout quand c'est fait, comme souvent, sans recul et sur la base d'idées préconcues, c'est juste idiot et inutile. **
De même que quand des parents végétaliens s'occuppent mal d'un enfant, et que ce manque de soins conduit malheureusement à un décès, il me semble cruel et profondément injuste de n'envisager cette situation que par le petit bout de la lorgnette...
* Je pense que chez nous qui sommes à priori ouverts aux deux options, voire à un mélange des deux, la décision se prendra au coup par coup, suivant la fatigue et la circonstance du jour, en fonction des convictions que nous auront acquises d'ici-là, et de l'enfant lui-même ...
** (Sans même aborder, parce que ça va me foutre en boule, l'idée entendue souvent que ce sont les mères qui veulent les bébés dans le lit, parce qu'elles veulent éviter les relations sexuelles, qu'elles deviennent mères et cessent d'être femmes ... Je ne nie pas que ça peut exister, mais je pense que ce n'est pas le sujet, d'abord, et que c'est bourré de clichés sexistes, d'autre part.)