Laisse pleurer ...
Publié le 1 Mai 2013
Encore et toujours, n'est-ce-pas ? Je me plais à penser que je serai moins stressée à propos de l'alimentation, du développement psychomoteur, du langage... (Ceci dit, il y a des signes avant-coureurs, ma petite veut goûter tout ce que nous portons à la bouche, tient quasiment assise et babille à qui mieux mieux, donc...)
Parce que cette histoire de sommeil, vraiment, bouuuuh que ça me perturbe.
Surtout depuis que j'ai lu ceci :
Pour qu’un bébé fasse ses nuits, il faut d’abord qu’il soit capable de s’endormir seul. Il faudra coucher votre bébé encore éveillé afin qu’il apprenne à trouver son sommeil tout seul. Il est important de renforcer les signaux de sommeil avec un rituel de coucher et des horaires de lever, de coucher, de repas et de siestes réguliers.
Au moment des éveils nocturnes, il est important de laisser au bébé le temps de retrouver son sommeil. Ces éveils sont normaux : le bébé reste éveillé plusieurs minutes et se rendort souvent sans intervention des parents. Pendant cette période d’éveil, les bébés jouent, gazouillent et parfois pleurent. Si les parents interviennent au premier signe d’éveil, le bébé n’a pas le temps de se rendormir seul. (Source)
Ou ceci :
Entre huit mois et un an, alors que les cycles de sommeil sont parfaitement installés, l’enfant présente très fréquemment, pendant une période de un à deux mois, un éveil calme vers 5-6 heures du matin. Il est important que les parents sachent respecter cet éveil nocturne sans intervenir auprès de l’enfant, au risque d’induire des troubles du sommeil secondaires. (Source)
Evidemment, c'est pas pour de suite, n'est-ce pas. Mais ma première pensée a été : Même si elle pleure ????
Je trouve ça flippant, cette menace de pourrir le sommeil de mon enfant... Et j'avoue que je ne me sens pas capable de laisser ma petite pleurer pendant plusieurs minutes sans rien faire. (Surtout que j'imagine bien la galère pour la recoucher après, tiens, si finalement il faut intervenir.)
Et puis, un jour, je me suis demandé comment on fait "ailleurs"...
Et j'ai découvert que presque partout sauf en Occident, les bébés ne dorment pas seuls. Et non seulement ils ne dorment pas seuls, mais il est inconcevable de les laisser pleurer. Je parle de pays dits développés, bien sûr, ou la possibilité de faire autrement existe.
Je ne suis pas sûre que finalement, dans ces pays, on rencontre à terme plus de problèmes de sommeil...
Chez les parents, las de se lever une la nuit pendant quelques années, sûrement. Mais chez les enfants ?
J'ai lu un jour que les pays rois du laisser-pleurer (France et Allemagne en tête) , sont aussi les rois des psychotropes. (Je ne trouve plus la source)
J'en viens à me demander si nous sommes déprimés parce que nous laissons nos enfants pleurer, comme on nous a laissé pleurer (je fais une cote mal taillée, hein, on ne m'en voudra pas) , ou si on laisse nos bébés pleurer parce qu'il nous paraît insupportable de nous lever la nuit pendant des mois, des années...
Si finalement, ce n'est pas simplement parce que l'idée de ces levers répétés paraît effarante. En soi, mais surtout parce qu'elle signerait notre incapacité à être de bons parents, comme ces parents merveilleux qui ont des bébés qui dorment 12h d'affilée à deux semaines (il paraît que ça existe).
Pour avoir rencontré des parents de plusieurs enfants, je sais aujourd'hui à quel point tout ça est faux, à quel point ça dépend de l'enfant en lui-même (et pas de la volonté inconsciente de la mère d'allaiter à 3 plombes du mat', y'en a qui ont de ces idées...)
Je ne sais pas si je fais ce qu'il faut pour ma fille. Peit-être qu'à cause de moi, elle aura un sommeil de merde.
Mais une confiance en elle au top ! :P