Quel nom de "famille" donneriez-vous à votre descendance ?
Publié le 27 Mars 2012
(Vous comprenez mieux le pourquoi de l'ajout de la note précédente ^^)
Et oui... Difficile de parler de nom et de changement de nom sans aborder, à mon sens, l'éventuelle ddescendance. Evidemment, on peut avoir un/des enfants sans être marié(e), ou être marié(e) et ne pas souhaiter d'enfants...
Ceci dit, à moins de ne pas souhaiter d'enfants ... Je le redis parce que ça ne fait jamais de mal : child-free, no kids, vous êtes les bienvenus ici, même pour commenter ce genre de note qui, a priori, ne vous concerne guère. Parce que vous avez le croit d'avoir un avis, et qu'en plus, il risque fort d'être intéressant, puisque vous avez des points de vue qui divegent de la majorité ! Oups, je digresse, je digresse. Mais quitte à digresser, autant le faire jusqu'au bout : je tiens à ce que toutes les personnes qui ne souhaitent pas d'enfant(s), quelle qu'en soit la/les raison(s), se sentent chez elles (elle parce que je dis "les personnes", hein. Hommes bienvenus ! Et tous ceux qui ne sont pas tout à fait 100% homme, ni 100% femme...) ici, parce que, malheureusement, ils sont souvent jugés. Et que je trouve ça choqaunt et discriminatoire. De plus, la majorité de leurs détracteurs se permet de les juger à l'aune des défauts qu'elle leur prête (égoïsme, immaturité), et rarement des raisons qu'ils portent, faute de les écouter ...
Bref, reprenons.
Pendant longtemps, tout comme pour le nom de l'épouse, la règle a été simple. Quand on se mariait, on adoptait le nom de son époux, et on le donnait aux enfants.
Les choses ayant évolué, on peut maintenant choisir pour son enfant : le nom de la mère, le nom du père, ou les deux accolés. Et ce (corrigez-moi si je me trompe), quels que soient les noms d'usages choisis par les parents. (Oui, oui, un homme peut porter le nom de sa femme s'il le désire. Mais ce nom ne remplace pas le nom de naissance, tout comme, pour une femme, son non "de juene fille" (je laisse ce terme désuet, mais c'est pour souilnger l'idée ;) n'est jamais remplacé par le nom de l'époux.)
Il y a donc trois possibilités.
La première, c'est de suivre la tradition, et de donner à l'enfant le nom de son père. Cette tradition est un vestige du temps où les femmes n'étaient, pour les hommes (je parle du point de vue de la société, il y avait évidemment des hommes très bien qui considéraient leurs femmes correctement, c'est à dire commes des égales) , guère plus qu'une personne qui allait "fabriquer" et élever leurs enfants. Les enfants filles seraient à leur tour "confiées" à un mari, et porteraient son nom, les enfants garçons, eux, transmettraient le nom. D'un point de vue administratif,qui représente en général shématiquement la "norme" sociale,et le point de vue de la majorité les femme ne comtptaient guère.
La seconde possibilité, je la assez passe vite si vous permettez, c'est de transmettre à l'enfant les noms de ses deux parents. Sur le papier, il me semble que c'est une excellente idée, dans le sens où elle rappelle l'égalité des deux parents (malheureusement, la société francçaise du XXIe siècle ne fait guère de place aux familels homoparentales, je devrai donc botter en touche) . Elle est appliquée dans de nombreux pays,et je trouve ça chouette. En plus, dans le cas de parents séparés, ça permet à la mère (qui souvent est la plus présente auprès de l'enfant, de par les jugements) de partager son nom avec son petit, ou au père (qui est le plus souvent le parent que l'enfant voit le moins) de partager ce lien spécial.
Seulement, c'est peut-être parce que ce n'est pas ma culture, ou peut-être parce que nous sommes tous plus ou moins résistants au changement, mais je trouve que ça pose quand même un problème. En effet, chacun de nous ne peut transmettre à son enfant qu'un seul de ses deux noms, s'il en a deux.... Par exemple, admettons que nous nommions notre hypothétique enfant Monsieur ou Madame Poison-Chocolat. Et que cet enfant, un jour, aie à son tour un enfant qui avec Monsieur ou Madame Hippocampe-Vanille. Cet enfant de la troisième génération ne pourrait s'appeler Monsieur ou Madame Poison-Chocolat-Hippocampe-Vanille. Parce que c'est la loi. (Et puis au bout d'un moment....)
Les parents de cet enfant auront donc à choisir de transmettre le nom de leur père, ou le nom de leur mère. Alors j'imagine que dans les pays ou cette usage du nom est habituel, cela se fait sans crise de larmes, tout comme en France, longtemps, on a transmis à l'enfant une partie des prénoms des aïeux, mais pas tous, sans que ça signifie forcément qu'on aimait untel plus que unetelle. Mais vous vous verriez, vous, choisir le nom de votre père ou de votre mère ? Pour moi, ça reviendrait presque à me demander lequel j'aime le plus. Encore une fois, je ne juge pas, et je trouve ça bien qu'on aie tous les choix pour nommer son enfant. Mais je n'aurai jamais pu choisi entre le nom de ma mère et celui de mon père. Et j'aimerais mieux ne pas imposer ce choix à mon enfant.
Reste donc la possibilité de donner à l'enfant le nom de la mère. D'une certaine façon, ça parait logique, vu que c'est elle qui a porté l'enfant au totu début de sa vie... En plsu, c'est une revanche sur des siècels de domination masculine ;)
Et même si je respecte ce choix comme les autres, pour moi, c'est là que le bât blesse.
Parce qu'il me semble que pendant des siècles, les hommes, même s'ils donnaient leur nom à leurs enfants, étaient quand même privés de l'essentiel, puisque la société jugeait qu'ils n'avaient pas à s'occuper de leurs enfants. Les mères, quasiment oubliées par l'Etat, trouvaient là la compensation de tant de sacrifices : pusiqu'elles n'appartenaient qu'à leur famille, leurs enfants n'appartenaient qu'à elle - et peu importe ce que disait le certificat de naissance.
Heureusement, les choses ont changé, et les femmes ont maintenant des carrières, des projets... Du coup, elles ont plus ou moins été obligées (sauf Wonder Womens) de déléguer une partie des tâches liées à "l'élevage" (je ne parle pas de l'éducation ! Le mot fraçais l'est pas très joli, je vous l'accorde) de(s) enfant(s). Et mobilité géographique croissante oblige, il est bien des cas où, les grands-mères se trouvant loin, c'est leur conjoint qui a pris cette place. Alors que, du point de vue général, "ce n'était pas vraiment le rôle d'un homme."
Ainsi, pendant que les femmes découvraient les joies et les galères du monde du travail, les hommes dévouvraient l'émerveillement des premiers sourires et les couches à changer...
Mais il y a une chose qui ne peut changer : les hommes ne peuvent porter leurs enfants. Cette différence, imposée par la Nature, et décidément bien compliquée à gérer (tentez le sujet du congé maternité au boulot, pour voir ... D'une part, il est logique de considérer une femme enceitne comme n'importe quel autre travailleur. D'autre part, du fait de son abscence pendant des mois, son travail ne peut être totalement identique à ce qu'il aurait été sans la grossesse... Sans vouloir entre dans le débat dans cette note, je dirais que ce n'est pas évident de donenr à la femme enceinte le temps dont elle a besoin pour vivre sa grossesse, et de ne pas la léser professionnellent - à moins de donner les mêmes congés( dans l'esprit) aux hommes, tiens, pourquoi pas !!! Avant la naissance, ceux qui n'ont pas à porter leur gros bidon pourraient peut-être ainsi mieux se consacrer au bien-être de la future mère...)
Et, de par la façon dont les congés sont distribués en France aujourd'hui, et même si le papa s'implique au maximum, la maman "profitera" de son bébé (qu'ils s'agisse des bons et des moins bons moments) beaucoup plus pendant les premiers mois, ou rien n'est prévu pour permettre au papa de cesser momentanément son activité professionnelle. J'espère que cela évoluera ...
Malheureusement, il me semble que dans la majorité des couples,aujourd'hui, ce sont encore les femmes qui s'occupent le plus du foyer et des petits, qu'elles en souffrent (car il est difficile de tout gérer...) , mais qu'elles ne laissent pas suffisamment de liberté aux hommes pour qu'ils puissent prendre leur place. Parce que cela nécessite d'admettre que l'autre fait différemment, mais aussi qu'il est tout aussi important que nous ... Et, de fait, ça impose de lui accorder tout autant des respect qu'il nous en accorde. Et de cesser d'être "celle qui sait", "celle qui gère"... Bien évidemment, il me semble que les hommes pris dans ce genre de relation souffrent également, parce qu'ils ne se sentent pas vraiment respectés.
Mais quoi que l'on dise, quoi que l'on fasse, et même si un jour les congés sont enfin aménagés de façon égalitaire, la mère et l'enfant auront toujours le lien particulier que crée la grossesse. Quelles que soient, là encore, les mentions sur l'acte de naissance...
C'est pour ça, que moi, personnellement, je pense qu'il est en général préférable de ne pas exclure le nom du père de celui de l'enfant. Je peine à trouver les mots, mais pour moi, symboliquement, c'est dire à que cet homme, celui avec qui vous avez choisi de devenir parent, qu'il a toute sa place. Et que c'est une place différente de la vôtre, mais tout aussi importante...
Je trouve que c'est une façon de lui dire "Certes, les hommes se sont mal comportés avec les femmes pendant longtemps, mais ce n'est pas parce que nous gagnons des droits que vous devez en prendre. Je te choisis comme co-parent, je te fais confiance, à toi de jouer et de "mériter" ce que tu as ..."