Violence éducative II

Publié le 15 Avril 2013

Je me suis rendu[e] ( je ne sais jamais si ça s'accorde !) compte que dans ma dernière note, je n'ai fait qu'aborder le sujet que j'avais en tête.

 

En effet, cette histoire de laisser pleurer les bébés "pour leur apprendre à dormir" / "pour qu'ils comprennent quelles sont les heures des repas" / "pour qu'ils apprennent à se consoler seuls, sans les bras" , elle se base sur la même philosophie que les châtiments corporels : "je fais ça pour ton bien", "ça me fait plus de mal qu'à toi ! "

 

Dans mon entourage, j'ai un certain nombre de personnes qui ont laissé pleurer des bébés, par conviction, par manque d'information, parce qu'à l'époque, on faisait comme ça, ou pour d'autres raisons encore.

 

Je ne sais pas si ça fait des enfants traumatisés.

 

En revanche, j'ai constaté que, dans ces familles, on avait généralement recours à la punition, à la fessée, au coup de pied au cul. A des degrés divers, allant à mon sens de " limite cruel" (laisser pleurer un enfant pendant trois heures parce qu'on en a marre de se lever pour lui donner sa sucette) à "borderline" ( tape sur la couche, sans faire mal.)

Je ne voudrais pas m'avancer trop, mais je crois qu'une fois qu'on a commencé à laisser pleurer (beaucoup, hein, je ne parle pas de quelques minutes de temps en temps) , c'est plus facile d'être convaincu (de se convaincre ?) que ça ne fait pas de mal.

 

Ma fille a quatre mois.

 

Je crois que son éducation a commencé le jour où elle a fait autre chose que manger et dormir (elle avait six semaines ^^ ) . Parce que j'ai choisi de la faire dormir là où ça m'arrangeait (hors épisode de reflux, quand même, où elle avait vraiment besoin de dormir dans le transat et sous surveillance, ou dans le manduca), puis de cesser de l'allaiter à chaque fois qu'elle souhaitait s'endormir (enfin, ça, j'ai pas vraiment vraiment choisi, mais n'y revenons pas).

 

Les soucis de l'endormissement pour les siestes ne sont pas terminés, bien qu'il soit possible de les contourner en faisant la sieste avec elle (merci Lila !) ou en restant à ses cotés jusqu'à ce qu'elle dorme. Mais même si j'apprécie énormément de dormir avec elle dans mes bras, je ne nous l'autorise pas tous les jours. D'autant que notre lit étant une mezzanine, cela ne peut se pratiquer que dans le salon, et une fois qu'elle dort, ça me bloque bien !

 

Mon chéri me dit de laisser couler, il n'a pas fondamentalement tort. Ceci dit, je trouve qu'il n'est pas très logique que je me terre dans notre chambre / bureau pendant que ma fille squatte le salon ! Même si je sais qu'elle est petite, qu'elle ne fait pas exprès d'avoir du mal à se laisser glisser dans le sommeil, j'estime qu'elle a une chambre, et qu'à partir du moment où tout a été fait pour qu'elle s'y sente bien, c'est là qu'elle est le mieux pour dormir. Parce que c'est un bébé qui a du mal à lâcher, justement. Si elle s'endormait partout, je la laisserai dormir où elle veut. Mais elle est tellement vive et curieuse que si je la laissais dans le salon avec moi, elle ne fermerait probablement pas l'oeil de la journée !

 

Alors, je bricole.

 

Quand je la vois fatiguée, je l'emmène dans sa chambre, je la berce un peu, on regarde un peu par la fenètre, ça l'apaise. Malheureusement, ça finit toujours dans les pleurs, mais je ne la laisse pas s'égosiller seule.

 

J'impose la première ou les deux premières siestes dans la chambre, mais pas dans le lit : comme elle pleure pas mal à chaque fois, je lui ai fait un petit coin sieste. Je préfère ne pas prendre le risque de la dégoûter de son lit !

 

L'après midi, on sort, elle dort si l'envie lui prend, en écharpe ou en manduca. Ou en voiture, ou en poussette parfois.

 

De cette façon, elle apprend à dormir aussi dans sa chambre, et elle n'accuse pas trop de manque de sommeil ! :P

 

J'ai mis un moment, mais je me sens à l'aise avec cette façon de faire, mezzo-mezzo...

 

Je crois qu'il est possible d'éduquer sans punir, sans frapper ou humilier son enfant. Ce qui ne veut pas dire qu'il faille renoncer à l'éduquer ... Je crois que de petits compromis sont possibles, afin de responsabiliser l'enfant dans la mesure de son âge. Je ne crois pas que ce soit un défaut d'autorité, mais qu'au contraire, ça lui apprend à faire la différence entre ce qui dépend de lui (choisir le parfum de son gel douche) et ce pour quoi il n'a pas le choix (la prendre, la douche !). Et qu'à force de ne pas se gripper sur des trucs inutiles, tout le monde gagne en sérénité... On verra ce que ça donne, on en reparle bientôt !

 

(Si vous voulez approfondir et si j'ai bien cerné le truc, voici le lien de SuperParents, site de conseils en parentalité positive! Et là, la page téléchargements, bourrée de documents bien construits et très inspirantes ! )

Rédigé par Apostille

Publié dans #Questions et réfléxions d'ordre général ...

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K
<br /> Je n'ai plus ton email... renvoie please :)<br /> <br /> <br /> Tiens, moi, je peux surfer sur internet et ça m'a fait penser à toi;))))<br /> <br /> <br /> http://www.mamanstestent.com/2013/04/je-vais-bien-tout-va-bien.html<br /> <br /> <br /> Il y a toujours bien pire.... 3 GOSSES oh mon dieu!!!!!<br /> <br /> <br /> Allez, bisounours ;;)<br />
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A
<br /> <br /> :)<br /> <br /> <br /> <br />